La pensée de la mort me doit faire connoi
tre que l'amour des choses de la chair est le sup. plice et la. mort de J'ame. |
2. Cette pessée me doit détacher de jour en, jour des créatuses, puisque la:mort n’en séparera. tôt ou tard. Quel aveuglement n'est-ce donc pas
de regarder comme un bonheur l'abondance des...
richesses; les plaisirs de ce siecle corrompu, les grandeurs humaines, la pompe, l'éclat, la réputa-
tian du monde, & tout ce qui flatte les sens.et l'a
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à mo que, à la vie qui s4 LE moït,
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Chapitre XV. 105" mour propre ? Toutes ces chares Gisparcitrant, se: dissipaont, s'évanouiront à l'heure de la murt.
3, Enfin la pensée de la mort me deit faire comprendre combien Jesus-Christ 4 eu raison d'appeller les pauvres, heureux. : Car ces pauvres. dont parle ce divin Sauveur, étant ceux qui n'orit point d'attache au monde, et qui n'en désirent rien ; rien aussi ne Îles retardera de la joui-sance du Royaumè de Dieu: ils n'auront point le cœur dechiré par la privation des creatures, où l'amour les re. duira, puisqu'ils ne s’y seront point attach:s. Quelle leçon pour moi ! te
Mon Dieu, faites-moi la grace de m'apprendre à mourir, dès ce moment, d'une mort Evangelique, & à prevenir par une séparation volontaire de la vie du sicçle present, la separation naturelie qui se fera de mo ‘corps er de mou ame par la
| mort,