ExewpLe
#7 Cette vie ne durera pas toujours.
Saint Jean Cl'imaque, Abbé du Mont Sinaï, qui vivoit dans l& s'kième siècle, rapnorte qu'un Solitaire dû Mont Horeb, nommé Hésique, ayant passé ses premières années sans refléchir sûr son salut, tomba eñfin dans une maladie mortelle, où il demouva nié heure eñ tel“état, que nous le croyiens,:
dit, /eXpiré. Lorsqu'il fut revenu à'soi, i nous
prid *de te laisser ; ‘aussitôt ayant béuché l'entrée ! de Sà cellule, y demeard reclus pendant douze ans, ‘sans dire une seule purole, ne mangeant que u püin; &'ne buvant que de l'eaû: ‘Il ne quittoit
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point le liéu‘où il éroit assis, & il ne s’occupoit qu'à repasser en lui-mème ce qu’il avoit vû dans cette: extase. Etant ainsi comme ravi hors de soi, & dans un: profond silence it pleuroit &chaudés larinés. Pr R te We
- Lorsqu'if fut près de mourrir, nous rompimss-sa porte, et étant entrés nons ne pfines jamais, qu'elque priere que nous en fimes; tirer de: lui ‘que ces paroles. % Celui qui a la pensée-de la mort fortement gravée dans l'esprit, ne tombera jamais dans le: péché.” Ces paroles nous jetterént dans un grand étonnement, et nous ne pouviôns assez admirer que-par un changemens si soudahr et si heu-
eux, il ft: passé de la néyligenée’où nous lavions v; à:un si haut dégré de perfection. KK° Dégré.
‘IL. ExemPre Notre corps serg réduit en poussiéré
Le mème S; Jean Climaque; parlant din ma nastéré qu'on nomimoit {a Prior, qui dépendoit du grand. Monastere d'Alexandrie, et qui était destiné poer des Religieux pénitens, rapporte qu'étant allé en ce lie de pénitence, il % vit des actions, et y entendit des parules, capables de faire violence à Dieu, et de fléchir en un moment sa miséricorde. 11 y vit quelques uns dé ces bicn-
lieuretix Criminels, qui passoiént les nuits entières
tout débout'et a découvert, sans remuer seuléinent
les picds. 11 en vit d'aütrex, qui étant revêrus
d'un sué; et couvert de cendres, étoicnt coüch's . &turée ; d'autres qui s& dorinoient de grands couyf;
üe c Leur conti leurs figure toma le sa G, voir saints leur main £ êtoie
t qu'à cette oi, & és lar-
mes's4 qu'eljue ces t forteis dans ans Un sez adsi-heul'avions
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geyant qu'ils ne-pruvoient pleurer caume ils sot- “haitoient ; d'aut:: qui étuient couverts de tant d'ülcures, qu'il es sértoit une puanteur insupportable ; ils avoient si peu de soin de leurs corps, qu'ils oublioient.de manger leur pain; ou en «yant
is un petit morceau, ils jettoient le reste, en disant qu'ils étoient indignes de participer à ka nourriture des hommes, apres avoir vécu comme des bêtes. L'eau qu'ils buvoient étoient m'êlée de
eus larmes, et la poussiere et la cendre leur tenait
lieu de nourriture: leurs os étoient attachés à leur peau, aussi seche que du parchemin.
fl y en avoit qui chaisissoient pour tourment, de s'exposer à la plus grande ardeur du soleil : d'autres, de souflrir l'extrème rigeur du froid, d'autres enfin, de ne boire qu'autant d'eau qu'il æn falloit pour ne. pas mourir de soif. 1l ‘s'encourageoient Jés uns les autres, et s’entredisoient : “ Courons, mes freres, courons, sans épargner noue Corps, qui n'est qu'un abime de corruption.” Leurs genoux s'étoient endurcis par une priere continuelle ; leurs yeux enfoncés dans la tête, urs joues toutes ridées, leurs visages pâles et défigurés, étoient une image de la mort. Leur estomac étoit si. meurtri de coups, qu'ils crachoient le sang.
On ne savoit.en celieu-là ce que c'étoit que d'avoir des lits nides robes nettes et entieres. Ces saints Penitens privient souvent'leur Superieur de leur faire mettre des‘fers au cou, des menotes aux mains, et des entraves aux pieds. : Et lorsqu'ils geoient mème par.seriment, de ne leur point rendre
êtoient prêts de mourir, ils le M Ag et l'obk-
: bloient à tout momedût. ‘4 ‘Ikest juste, “dit-ik alors, que Fronnne soit souniis à Pieu,-et que celui quik “est mortèfne s'évale pas au Seigheur souverain.” I
“meuter le nombre ue-vases sacr's;:de-fournir-it
198 Les sages Ent'elisns. l'honnenr-de la sémrilture; mais de les jettér comme “des betes dans à riviere ou-tañs les champs, pour sérvir de-pâture aux chiens et aux loups. C'est ain. si qu'ils traitoient un corps qu'ils savoient n'etre ‘que”poirssiere, devoir re réduit en jousiere. C'est de cette sorte qu'ils s’efforçoïent, autarit que la prié. +: le peut permettre, d'abrégér leurs jours par tes saints exercices de la pénitence.:*f Je vous supplie, ines -fréres, dit saint Jean Climauue, de croire que ce que je Vous ratunfe, 'est.pas-une fable, “tmuis la pure vérité.” #. Dévre.
Ji. Exemrce.
Mort dans une fxusse:péniteñce.
Antiochus-Epiphanes, -Roï de Syrie, revenait
‘de Perse; où il avoit appris la défaite de ses Géné.
“raux par les Juifs, se ‘bâtoit d'aller à Jerusalem -pour fa téser jusqu'en terre; lorsque ses chevaux
“vourant avec iimpetuasite, il tomba deson chariot,
‘et tout le corps meurtri‘par cette chüûte;’ de surte
“qu'il en sortéit ‘comme une source de’vers. Ilcom-
mença donc -à quitter cegranñd orgueil dont il étoit posséde, &"a entrér dans la connoïssance de soi-mê. me en étant-averti par ses douleurs" qui se -redour-
:promit ‘de reparer tout le mal-qu'il ‘avoit: fait au “Juifs:et à Jerusalem ; de faire des dons précieux a Dieu dans le Temple qu.il avoit pills ; d'y auge
Lei re crific parce puissi
| tiôcht condu
Qu
ge poi homa sitions de sain
| Saint. |
“ Ce S ne dev le Sain:
c'est qu ce n'ét( qui. le plupart Marc.
© Chapitre XV. 109
o— Es “ki | ! ” à tte j wæi revenus les dépenses nécessaires poar les sa-. crifices ; il s'engagea même a se faire Juif, et à parcourf toute [a terre pour publier la Toute
comme ps, pou [\ est tine
2. het puissance de Dieu. Enfin il désigna son fils An- . ne tièchus pour régner après lui, esperant qu'il se, +8 par les conduiroit avec moderation et avec douceur. tiplic, Que semble-t-il que ce Roi püt faire davantae croire M ge Pour réparer ses crimes et ses cruautés? Un
hummequi mourroit aujourd'hui dans ces dispo- . sitions, ne passeroit-il bas pour être mort en odeur : de sainteté? Ecoutez le jugement que porte le. Saint-Esprit de cette mort si belle en aparence : [« Ce scélérat, dit-il, prioit le Seigneur de qui il ne devoit point recevoir nisericorde.” Pourquoi . le Saint Esprit appelle-t-il ce Prince un scelérat ; c'est que sa pénitence n'étoit qu'extérieure, et que
ue fabie,
“ venant AT AG ni AN 4 .
“ Gene. Mec» étoit que la violence du mal qu'il souffroit, , Jerusalem Maui le faisoit ainsi parler et agir. Telles sont la chevaux BPlubert des pénitences diflerées à la mort. 2, n chariot, Marc. 9... . s
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s. 1com- EL smesmemimmsenmememesmmtmssmmmmasus il etoit L + gs où dd CHAPITRE XVL.
se -redou- re Mit-it abors, celui qi veérain.” Î oit: fait au s précieux ; d'y aug fournir-ft
Du Jugement de Diem. : : ::
: #N9Est, un arrèt porté contre. les hommes, . ., dit l’Apôtre, qu'ils doivent mourir ure :
is3 & après cela, comparoitre au Jugement üe : Dieu.”. : Nuos devrions donc nous occuper ordi- . iirement de ia pensée du Jugement. Nous y
ommes d'autant re obligés qu'il n'y aura plus
“moyen de le faire après cette vie. Car le dernicr jour du monde nous trouvera daus l'état uù le-der. nier jour de notre vie nous aura trouvés, dit saint Augüstin: et tels que nous serons en mourunt; els nous.$erons quand Jésus-Christ nous jugera -@ri ce jour terrible. Feb: 94 In. Ps. 144.
Oui, c'est ane vérité-tle Foi, que notre Seigneur jagera chaque ame au moment qu'etle sera separée de son corps. ft n'en pubira, -et n'en recompensera aucune, qu'il ne l'ait jugée-auparavant, çarc'est a lui à qui tout jugement äà‘été donné, Les ames qui r'ont plus rien à expier,-entrent dés J'instant-qui suit Id mort, en:possessionrde la gloi- .-re ; et céles dont les: pédhès.méritent l'enfer com. mencent d'en souffrir les tourimers ‘aussi tôt qu'elles sônt sorties du corps, suivant le jugenient + qüi leur æ été prononcé parle juste Juge. Que “cette verité est térrible! Joan. 5, “IL. Que ferai-jéuu jour, où Dieu entrera.avec “proi en compte ‘& enJugemént;" lorsqu'il me convaincra de tous mes crimes, quelque secrets qu'ils svient? Qu'il me présentera en face tous mes «péchés comue de cruels acéusateurs ? Quand il “Opposerd' aux-iniquités dont je me serai rendu D les Ju -Coupäble, les bienfaits que j'aurai reçu de lui? Æ plusr Lorsqu'il me demandera compte de la Majesté-de D eraind sun image, qu'iavoit imprimée-en moi, et que j'ai BR l'usag ‘toute défigurée par mes dérégdemens ! . Lorsqu'il Æ qu'ils me fera condamner mivi-même par moi-même, et D ils an næ reduira à ne pouvoir pas dire que je sopfirirai D ront v injustément. ’ Qui me servira d'avocat devant ce Æ frire, 4Jagé incorryptible ? . Par quelles. iurentions eub- M tes, Que ter le
dernicr Je:der.
lit saint ourunt:
;-jugera eigneur ra sépa- FECON)e aravant, * donné, trent des > la gloifer com.
aussi tôt ugentent
Je. Que
era.avec mer CONets qu'ils ous mes Quand il ai rendu u de lui?
ajesté de t que j'ai Lorsqu'il ème, et sonfirirai
levant ce ns 6ub-
ter le peehé, quand il pensent aeanmoins qu'ils