‹ Les sages entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut [microforme]Chapitre 65 sur 153 · DR ART ON À · texte numérisé non relu

DR ART ON À

112 Les soges Enireliens.

ont à paroître devant ce Juge sévere, ils süit saisis de frayeur, principalement à cause des pé. chés dont is peuvent être coupables sans le «a. ‘voir. Car qui peut comprendre le nombre des fautes qu'on commet par pensées ? On peut assez éviter les actions du pé“hé; mais il n’y à rien de Plus difficile que de garantir son sœur des pensées mauvaises. Et cependant il est écrit: “ Malheur à vous, qui vous entretenez dans des pensées inu- ‘tiles et mauvaises.” Voilà le sujet de la crainte des plus justes. Mais si les ames qui ont la crain. ‘te de Dieu, sont ainsi dans la frayeur et le trem- blement, combien plus doivent l'être ceux qui me. neot une vie molle & relâchée. Mich. 2.

EÉxeMPrLes.

Le Jugement de Dieu fuit peur aux gens de bien,

il est bou d'y penser souvent. salut.

| man .”, Saint Jean Climaque rapporte une histoire non Le mains utilé qu'extraordinaire. C'étoit un Ana. Æ Mon: ‘chorete nommé Etienne, qui après avoir mené une D plus | “vie des plus austeres & des plus kaintes, comme il E les c« était déja fort vieux, tamba malade de la maladie Æ re he dont il mourut, La veille de sa mort, se trouvant Æ comp tout d'un coup hors de soi même, et ayant néau- Æ envire moins les yeux ouverts, il regardait à droite & à D ils ler

gauche de son lit: et conne s'il eût vü des per: mon sannes qui lui fissent rendre compte de ses actioni, A il répandoit si haut, que tous ceux qui éteient pré. | sens, le pouvoient entendre. ‘ I} est vrai, disat-il, sous avez raisan; j'en démeure d'accord : mas

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