CHAPITRE XIX
De la pensée de l'Eternité.
4, * 2Homme s'en:ira dans la maison de s00
F. . Eternité,” dit le Saint-Esprit. Quand sa vie seroit des plus longues, & qu'on-lui donne roit cent ans pour ‘les passer dans les plaisirs de
.mende ; ajoutons-y cent autres années, et encore D
deux cens autres ; qu'est-ce que cela en cnmparai. son de l'Eternité, puisque mille ans devant vos yeux, 0 mon Dieu, ne sont que comme le jou ‘d'hier qui est passé ? Si:un homme vit un grand nownbre d'années, & s'il se rejouit dans. tout ce tems-là, il doit se souvenir de ce tes.couveit de ténsbres et de cette multitude dé jours, qui étani
‘venus, convaincront de vanité tout. le passé, SE
donc vous vous réjouissez; jeune homme : :et:1i vous vous äbandsinez à l'intemperance de ‘vos sens, sachez que Dieü. vous fera rendre compté:de toutes choses en son jugement. Ce sera alors que vous connoîtrez, Mais trop. tard, que la jeunesse et Je pluigir ne sont que vanité. © si cette Eternité,
et si ce grand mot. pour jamais pouvoit bien pren. Æ :
dre racine dans mon cœur! quel profit n'en reti. rerois-je pas ? . Donnez-moi done, Seigneur, as ‘sez d'intelligence et de bon sens, pour prévoir de Dôhné heure ce qui m'arrivera à la fin de ma tie, Deut, 39. Ed: & A1 & 12 Ps. 89 II. Ma vie s'écoule, la mort avance, l’Eternit
swapprochu. Qus deviendrai-je? ‘Si l'Arbte
tomb.
qu'il
‘suis f
rai au mour où da que £ dune ble se
son de s00 t. Quand lui donne plaisirs de
‘et encore
compard.
levant vos se }e jour un grand 18. tout ce couvert de ; qui à étani
me ; et si ce de !vos compté:de a alors que jeunesse et e Eteruité,
bien pret. É
n'en religneur, àsprévoir de de ma Vie,
J'Eternik Si PArbre
nées.eternelles.”
mens + 4 be nn benne La quel D LA
“Chapitre XIX, ‘19
fombeau Midi, ou'au Séptentrion, en:quelque lieu:
‘ilsera tombé, il y demeurera:’" C'est moi:qui:
‘suis figuré: par. cet arbre: Ro mourant; je tombe
rai au Midi}: où. au. Sepsentrion, c'est: «-dire, je mourrai oùdans-la chaleur. de l'amour de Dieu, ou dans-3e froid ténébreux du péché : et de quelque côté:que. je tombe au wiement de la. mort, j'y demeuverui:immuable pont. jamais. par: lirrévocre. ble sentence du juite Juge. Ai-je jamais bien. pensé à cein ? FAR
De quel cêté temberai-ie apr ma-mort# Roue:
le connaitre, ‘je: n'ai qu'a considérér de qe] côté-
ortethute Ja vigueur de mon amour, de mes
se po inclinations, et de mes œuvres. Si au moment de
ma mart, mon ame se trouve dans une-dixpasitienaulé poids de san: désir,.et: dé, son amour: tende
tout:à Dieu, elle tombera. vers le midi, elle sera comhrmée pour toujours dans ce même amour.
Mais si elle se trouve dans l'esclavage du. pèché -&.dé sa propre volonté, elle tan:beca vers l'aqui-. Jon, & elle.demeurera fnée dans cet: endurcisse… .ment.quisera pour jamais son supplice et son en. fs. Car.Jesus-Christ a dit que tout arbre qui ne. -féra.point-de hons.fruits, sera, coupé et jetté am feu, Matth. 7. Ec, hi. Fe |
1H{,. Il.est donc bien-avaptogeux. de penser souvent:a l'éternité, : C'est ce gne pratiquoit le Saint Roï Tavist:. % J'ai fait, disoit. il, une revue sur le. tems passé, et: j'ai:repassé dans rran esprit les an-. Quel estile fruit. qu'il'en a reti». ré? Ille témoigne assez, lorsqu'il'ajoute aussi:
Mt ces paroles: “ Et j'ai dit c’est maintenant que je commence ; ce changement est l'euvrage de là
eme,
droite du Très-Haut.” Voilà l'effet que doit nt», duire dans mon ame ln pensée de l'Eternité ar ÿ Opérera par la grice de Dieu.vn changement considerahle..… Si cette pensée : Je travaille pour l'Elernité, portoit un Payen à perfectioner ses B Ouvrages, que ne doit-elle pas produire en moi qui suis Chrétien, & qui connois-par la Fof que mes œuvres me suivront toujours? Apor.