F 0 76. ref it . ‘Exemeze
Effet produit‘ par la pensée de l'Eternité,
Ce fut. cette pensée qui soutint. Thoman Me.
ru, Chancelier d'Angleterre, sous Henri VII Cr &è 9; ayant rompu avec l'Eglise Romaine, poursuivre les emportemens d'une passion crimi. nelle; Morus en cefte facheuse conjoncture, se démis de sa charge, et résistd cuiirageusement aux, ‘sollicitations du Roi, qui vouloit le faire. entrèr dans. ses: sentimens, êt qui se flattoit d'obtenir l'approbation d'un homme de son’mérite. * Maïs -Morus ne voulut jamais se deshonprer par:une là. che complaisance. C’est pour cela qu'Henri le ‘fit mettre en priaon, croyant que cette rude . cap. tivité le porteroit à trahir. la cause de Dieu, e -approuvant la conduite du Prince," .
On cn 2 tontes sortes de violences:contre Jui; mais il
+ Gapitre XIX. ‘ 181 it pro. ) Lys doses biens et de'sa vie même, dant il pouvoit angemen Mercore jouir leng-tempé; (il avoit. alors environ aile pour Mrvisants ans.) * Et combien de temps, lui dit-il, tioner ses Mpensez-vous, Madame, qu'il me reste à en jouir ? e en moi M Vous pouvez bien encore vivre vingt ans, dit-elle, [Foi que Ms Dieu le veat. Vous voudriéz donc, ajouta:t-il, 2 Apoc, AOC PORT ane vingtaine d'unnées, je perdisse l'E.
ité ? Ce seroit agir avec bien peu de prudence, répondit ce grand Chancelier. Si vous me proé mettiez quekjues milliers d'années, ce seroit quelernité, que chose, mais ce ne seroit encore:rien en com- | éräison de l'éternité." “ile oman Me. ‘Enñn, ce savant et pieux personnage, étant enei VII1, Meinsi demeuré:quatorze mois.en prison, eut la tête Romaine, ranchée, parce qu'il persista toujours à ne vouloir ion crimi. Mpoint reconnoître Hénri VIII, pour chef de l’Encture, te Mie Anglicane. Cette mort arriva le 6. Jüillet ement'aux Me l'aû 1535. S'anderus Prêtre Mnglois, qni mouaire. entrés Wrué.en, 1582. Me as t: d'obtenir PAPA TAR TE à bb SENTE ESCORT EPS rune là- PAT pr s Pu' Henri le À nou ce CHAPITTE XX.
ge MA “De la fuite des mauvaises Compagnies.
, F: Es-mauvaises compagnies sont celles où Ù 4 séitrouve des gens qui nous :détournent gaotre devoir, et:qui -nous portent ‘au ‘mal soit Our je leurs discours, sont par leurs exemples.” :Si.je F* Por: Requente-ces compagies, mon ame-en sera blesà CORTE e.tôt ou tard;-sur-tout s'il y «a des personnes nta la per ‘un sexe dofféreut, qui doivent être suspettes À
nces contre le: line ng dans h
va! )
ne 2 pi pe pme à
‘quiconque aime :la pureté. “ Ayez Bien soin de
vhs conduire avec .une grande eircorspection, DE fut | Ron coinme les insepsés. mais cute des persou. À .nes’ sages,” -c’est l'avis que me-donne l'Apôtre; LE ., ‘pourquoi cela? C'est que tout le monde est plus pas |
plongé dans la muliceset rempli d’écueils, de-dan DE Tho: gers et de:precipices.. : “ Les Créatuses:de Dieu, homn dit le Sage, sont devenues un. sujet de tentation D <;e
aux hommes, ét un filet où sont pris les pieds des D Ansensés.” C'est à moi a y prendre gardé, “ Celui D im qui aime ke péril, y périra," -dit le Saint-Esprit, comp) Eccl. 3. Eph. 5. Sap. 14, do
: TL. Dans les mauvaises compagnies, il ya tou. diet Jours:du danger. On :y oublie aisément le bien, Ce: €t bo y apprend bientôt le-mal, Levenin.du pe. EE ehé s'y glisse dans le cœur par es yeux et parles Lo “oreilles, «ét on-6e familiarise insensiblement avec M PA © “ce qu'on avoit eu «en horreur auparavant. : On D, croit facilement qu'en peur faire «et dire ce que d A d'autres font et disest en ‘notre présence, princi. # ju gué
palement si cé sont les personnes dont la-conditi. On-où l'age sewblent autoriser le vice. Si ce sont ‘des amis, on “est porte naturellemeït à aimer ve qu'ils aiment, .et'#-approuver,-ou'au’moins à Excu- ‘ser leurs paroles et leurs actions::-on a dela peine à les condamner? On n'a pas assez deforce et.de courage, pour les reprendre et pour s'apposer à leurs mausais exemples, le respect human mous retient ; on erdint de les contrister, de leur déplaire ou même d'en être moqué, sil'on me fait pes comme eux: .enfin on a hoñte, dit Saint Augus-. Æin, d'avoir plus de retenue, et d'être moins impu- ‘dent que les autres. à
dil. S'il se fait du mal.dans une Compagnie, À
perdg saint sage q chûte
Chapitre XX. : 135 ‘soin de | é ue pection, faut approuver, ou le blamer. L'approuver, c'est persou- se rendre coupable devant Dieu ; le blèmer, c'est Apètre; D se rendre importan devant le monde. N'est-ce “est plus D pas lè meilleur parti que de n'y point aller ? , de-dan- D L'homme qui sait vivre, dit le Sage, ne voit. les de Dieu LE hommés que par contrainte. C’est deja selon les tentation D Saints, une mauvaise marque pour un homme qui pieds des D craint Dieu, de ne pouvoir trouver son repos en que Celui, soi-même, êt d'aller chercher à se divertir dans la nt- Esprit, compagnie des autres. I! est dangéreux d’aimèr a ce commerce, et encore plus de s’ÿ engager hur- L Ares M diment. Æcc. 21 | le
le bien, Ceux qui craignent Dieu, dit S. Grégoire, re in du Pé- D se trouvent jamais plus sûrewent que dans le reet par les pos et dans le silence ; parce qu'ils sont comme ment.avec Des malades qui s'entrenuisent souvent lorsqu'iis ant. : On parlent ensemble, ct a qui rien n'est plus utile que e Ge:'QUE À de s'appliquer à eux-memes, et de ne penser qu'à Ce, PVC DE se guérir. Je n'ai jamais été parmi les honmics,
la-conditie Si. ce sont .
‘aimer ce ns à EXCUdela peine force et.de ‘opposer à mai) TOUS ur déplai- > fait pes nt Augus:
hoins impu
disoit un Ancien, que je n'en sois revenu plus füible dans la vertu. C’est ce que nous éprouvons tous les jours, lorsque nos entretiens sont un peu TT TNT | | ". | Quelque bien établie que soit la vertu d'un Chrétien, il ne se doit pas croire à l'épreuve de la corruption du siècle. Ïl s'en est trouvé de plus saints et de plus courageux que moi qui se ‘sont perdus dans les occasions. Je ne suis pas plus saint que David, ni plus fort que Samson, ni plus sage que Salomon. On sait assez quelle a été la chûte de ces grands honnnes. :
[V. Celui qui aimé Dieu, frequente les amis de Dieu, qui par leurs bons exemples le portent
mpagaie, Ÿ
RE Se. 2 em Le & 2
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Vous donnez du sægours à un-impie, lui dit-il, 4
des Bals en particulier, Cert pour celu que »7 . R
à + 4 : é Fr ; r à ie servir. “ Allez prendre part au sièclé sain, Fe dit le Saint-Esprit, allez avec ceux qui rendent M p'or
gloire à Dieu pendant leur vie.” 11 ést importent M l'éle de faire un grand choix des personnes que l'on pur fréquente. Si j'étois ani d'un Rui, et que je T xoulusse me Conserver dans ses bonnes graces, k .., ‘me donnerois sans doute bien garde de fréquenÆ sn -ter Îles persones que je sauvois ne lui être x blés .ägréabies. Si je veux être ami de Dieu, et ne
conserver. .dans .sa grace, il faut que j'èvite ll ra compagnie: des persounes qui he sant pas de s0 int amis, et Ceux-la.ne sont, pas de ces-anus qui prer. s'en, . nent la défense du vice, qui n'ont point :de goût je l’e pour la piété, ou qui combattent la vertu pardeum le lie tliscours empoisonnés &:par leurs exemples con. Ci cgieux. : Eccli, 17. | 7 tienn L'exemple. de Josaphit pe. doit-il pas me faire où tr
trenrbler ? : La liaison que ce saint Roi avoit fait avec l'imfie Achab, pensa étre.la cause de sa per te, & il en fut repris vivement par un Frophete :
les p l’asse de t mon spect
sous faites alliance avec-ceuxr.qui haïssent le Sci peur; vous vous étiez rendu digne pour ce suj de le colere de Dieu: mais 4 éest-tronve (l bonnes œuvres en vous: s'attirer da. colère Dieu, guy a -t-il de plus à craindre# 2. "Rar. if V. Les spectacles, tels que sont les Comedie ‘les Bals, les Operas, et autres semblables, .si des assemblées pleines de dangers, qui reveil en l’ame mille sortes de inauvaises affectioi Les cœurs sont fort aisés à s'v laisser sair@ gmpoisonner, dit saint François de Sales, pari
‘Chapitre XX. 135
èclé sain,
« ont toujours évité toutes ces sortes de lieux, et i rendent È
| m'ont pas manqué d'en donner de l'horreur et de
importent D l'éloiguement. En effet, qui sont ceux jai eif $ Run l'on D sertent'aussi innocens qu'ils y sont entrés ? et que Jr Fertullien, ce savant honune, qui vivoit dans graces, D )é: troisième. siecle de: l'Eglise, rapporte qu'une Le fréquen. femme Chretienre- qui: avoit: assisté à de sembla- . i être ji bles spectaclés, en sortit-.possédée du démon : &
ieu, et te > j'évite hh pas de se us qiu pren.
nt :de goût tu parade; nples conte
pour en chasser cet esprit. nnmonde, lorsqu'on vint à lui reprocher la hardiesse: ‘il avoit eue de. s EE ainsi d' une pme ua ; “ Oui, dit-il,
sure
Corée -après ga une ame. vraiment sé:
tienne peut-eHer ge hazardér' d'allér: dans un lieu où règne proprement le démon-avec ses artifices” tes plus dangéreux? (C'est là, ajoute Tertullien, : l'assemblée & l'école du Diable; c'est le temple de tous les démons, où il ya autant d’esprits im-
as me fair oi avoit faite ise de sa per Prophete :
, Jui dit-il, 4 issent le Sci pour CE Suj
spectic 26 .
Les. jeux: publics, les cafféé-et” autres lieux.
trAroue (4 semblables, ‘sont suspects et dangéreux,
da. colerei En un mot; toutes.ces sortes de-lieux sont fort 2. Far. I sonvent ‘des écueils du salut pour lés- personnes es Comedie qui les fréquentent. Our les-doit regarder comme blables, 51% des endroits où l'on ne respire qu'un air contagieux. qui reveil Je ne: voudrois. pas aller dans’ une maison
infectée. dé mauvais air, parce qu'il y auroit du
| nger F pour:la.vie de mon corps : purqyoi denc:
es affectioi 1isser saisir sales, part:
celu que |
Ven,
personnes bien pénétrées de la cginte de Dieu,
que comme ensuite-on fit: sur elle les exorcismes A
mondes; qu'il y a de. gens quiy. assistent. 1. de
n'eviterai-je pas avec soin tous les lieux où ya du danger pour le salut de mon ame ?
VI. Les jureurs, les gens emportés et coleres, les médisans, les voleurs, les impudiques, et auties gens semblables, sont à évitér conime des pestes publiques. Je ne voudrols pas m'entretenir avec un pestiféré, parce que j’appréhenderoïis d'être âttagué de la peste dont il est infecté ; les mauvai. ses compagnies sont la peste de l'ame, comme l'air corrompu est Ja pesté du corps. C’est pour cela que le Sage noùs avertit de nous garder de l’homme dont la compagnie est contagieuse, & qui fait le mal avec étude et application. 4
Il n'y a point de piège plus dangereuk que les mauvais entretiens de ceux qui nous approchent de plus près, et qui ont tune liaison particulière avec nous. Comme ceux aont les entrailles sont gâtées, communiquent parleur haleine la corruption qu'ils unt au dedans ; il en est de même, dit le Sage. des méchans et de ceux qui ont le cœur corrompu ; ils dressent des pieges aux ames, et ils emploient toute la malignité et corruption, qu'ils cachent souvent dans le fond de leur cœur, faisant semblant d'être ce qu'ils ne sont pas, pour faire tomber les personnes duns les pièges qu’ils leur ont dressés. Æccli. 11.7
S. Augustin se confessant d'un larcin qu'il avoit fait, déclare qu'il he s’y serait jamais porte lui seul. “ Je me souviens, dit-il, fort bien, et vous le voyez, Ô üiôn Dieu, que je n'aurois jainais commis cé larcin, et que je n'en aurois pas même été
tenté si j'avois ét£ seul. © quon est ennemi de
poi-même, quand on est capable d'une amitié
à y a du
coleres, et auties es pestes enr avec Ne d'être mauvai.
me l'air our cela le l’homqui fait
que les prochent rticulière illes sont à COrrup- 1ème, dit t le cœur ames, et rruption, ur CŒur, pas, peur es qu’ils
ju il avoit e lui seul.
t vous le ais comnême été
nnemi de
e. amitie
ensemble les veaux d'or.