Chapitre XXI
sant vous pour écouter vos prieres, & adorez-le comme Votre souverain Seigneur. ‘Tenvz-vous devant sa Majesté avec respect, & parlez-lui avec humilité.
Au commencement de chaque ation, pensez-à Dieu : offrez-lui ce'que vansallez fure, pur obissance, pour sa: gloire-ct son amour: + ipportes-lui toutes vos actions, et priez-le quil yrepande sa bénédiction, tin que vous les fassiez d'une mas aiere qui ki soit agréable, #econnoissant que de vous-Mm MC vous ne pouvez rien fiure, hi mére
‘penser à rien qui sait-utile pour votre salut, sans
la grace de Dieu. Car personne na de soi, que le péché et le mensenge.'* Otez le péché, et:tuut ce que -voys considérerez dans Fhomme, est«de Dieu, et lui appartient,” dit saint Augustin. Serre. de. Ps. 143 Jiom, 5.
Si vous faites quelques lectures, ponsez que c'est Dieu qui fait luive-akumiere pour vous éclairer, et que «c'est lui qui- donne la -vivacité à vos yeux pour pouver lire, et à -vutre esprit la force et le jugement pour entendre ce que vous lisez, Pensez que c'est lui qui conserve deypapier et les caracteres du livre: que toute vérité venant. de Dieu, qui eet la suprême verité, c'est lui qui vous enseigne celles que vous lisez ; car an s&npose ici que le livre que vous lisez. est un bon livre. ‘Qa apelle un ben livre, celui qui peut servir a:rourrir en vous la Foi, ou a vous afferinir dans le:bien ; et on appelle un mauvais livre celui qui n’est capable que d'affoiblir en vous la Foi, ou d'y corroinpre les bonnes mœurs. . Les livres de cette der- &ier sorte sout défendus par la Loi-uaiureile.
Les sages Entreliens.
Si vous lisez ia Sainte Ecriture, priez Dieu qu vous donne l'intelligence nécessaire pour en proti. ter, lisez-la avec le respect, la docilité, et l'atten. tion que mérite la-parole de Dieu.
Si un supérieur vous parle, pensez que c'eit Dieu qui voas parle par sa bouche, et que si vous l'écoutez, c'est lui-meme que vous écoutez; que si au contraire vous le méprisez, c'est lui-meme que vous méprisez. ZLuc. 10,
Ii. En sortant de la maison, priez Dieu de conduire vos pas, de peur que vous n'engagiez votre ame dans les filets et les pièges que vou tend l'ennemi de votre salut, et afin que votre Corps soit préservé de tout accident fâcheux et de toute corruption. Si vous passez par devant une
Eglise, sulucz-là avec respect, pensant que c'est
la maison de Dieu, et invoquez en le Patron. Si vous entrez dans l'Eglise, que ce ne soit pa pour y badiner ou y causer mais pour y faire vo. tre privre, pensant a ce que Jésus-Christ a dit dans l'Évangile ? ‘ Ma maisonsera appellée une maison de prieres, ” : Que le son des cloches serve aus
à élever vos pensées vers Dieu; car, elles sont
destinées pour inviter les Fideles à la priere, ct pour les assembler dans l'Eglise, qui est la maison Ce Dieu. Penser au son de cette trompette qui doit appelier tous les hommes au Jugement pour paroitre devant le Tribunal de Dieu, Mutth. 21, Cor. 15.
S'il arrive que vous rencontriez quelque pauvre, assistez-le, si vous pouvez, pensant à ce que le même Sauveur à dit duas l'Evangile; Que les
Se
» Dieu qu ren prof.
et l'atten.
que c'est jue si vous outez; que t lui-meme
z Dieu de | n'engagiez > que vous n que votre cheux et de
devant une nt que c'est Patron. Si ne Soit pas "y faire vo.
ist a dit dans > De Maison 8 serve aussi ar elles sont la piiere, et st a inaison rumpette qui emENt Hour
Mutth. 21,
lque pauvre, a ce que k e; Que les
Chapitre XXI. 145 œnvres de charité qu'on exerce envers le moindre du ses freres, (car c'est ainsi qu'il uppclie les pau vres,) c'est envérs lui-1 ême qu'on les fait. Si vous voyez quelque personne affligée de maladie, on disgracice de la nature, ne veus eu n'oquez pus, mais ayez en Compassion, priant Dieu de vous guérir de vus Mfirmités spirituelles ; dites alors avec le Prophete ‘ Seignew, gurrissez non ame, parce que j ui péché contre vous.” Ps. 40, Matth
La prenant votre repas, souvenez-vous que d'est 2.1 qui vous nourrit par les vides que vous Mangez ; que c'est lui qui leur donne le suc, le goût, et la force de vous substunter, usez-en avec mod:ration et reconnoissance, Couimie etant enfant de Dieu qui est un si bon Pere, et qui ne vous laisse manquer d'aucune chose nécessaire pour voire subsistance. À yez soin de prier Dicu avant et après dé repas, afin de vous distinguer par-là des bêtes dans cette fonction animale ; ‘pe::sant à ce que uit l'Apôtre, que toute créature de- Dieu est bonne, et que la nouniture prise avec action de graces, est sanctifié par la parnle de Dieu et par la priere. 1. Tim. 4. :
IV. Quelque part où vous conñoissez que Dieu soit ofensé, concevez en du regret dans voire cœur, & souhaitez de pouvair empêcher le m pris de Dieu, et la perte des ames. Tâchez de réparer les injures par vos adorations intcrieures, : Lee Marquez Combien dans le monde on pense peu à Dieu &' à l'Eternité, combien au contraire ct soccupe des affairt . prufaues: que de prises Qn.
prend, et que de mouvemens on se-doane:pour gagner une vie méprisable & de peu de-durée.
Mille incidens arrivent dans la vie:par lesquels, «si on les-observoit, on entendroit la ‘voix de Dieu qui parle par ces événemens. Maison agit pré. ‘#entement à peu près comme des xRyens;- on ne regarde blus Dieu en aucune-chosc, parce qu'on na presque plus de Foi. Kntrez dans un saint étonnement de ce que desinterîts ct le service de Dieu sont si négligés, et. de ce quon prend si peu
“le soin pour acquérir les biens de lu vie éternelle,
qui sont si estimables. | V. Si l'année est bonne, adnürez, louez la Providence ét le libéralité de Dieu, qui charge les “arbres de fruits, -et la terre de-diverses surius de biens pour la nourriture des animaux, eten parti- -cübier des hommes, qui, quoique créatures raisonnables, ne-pensent pas souvent à li, et l'offensent eut-être à l'heure même. Pensez à n'être pas ingrâtsenvers Dieu, et à Jui rendre pour activns de
à ace tions de vos bonnes œuvres comme il
‘fait ‘rendre au hommes ‘par da terre, le fruit de “eurs-travaux, Dans les tems-de-disette, représentez:vous, que Comme rien n'ariive que par Fordre de Dieu, vous “devez reconnoitre que ces fléaux viennent de lui, et qu'étant infiniment juste et la justice même, il ne nous les ænwoie pas sans que nous les aÿons ‘bien mérités par nos péchés : qu'ainsi, bien loin ‘d'en murmurer, nous devons les recevoir en esprit de pémtence, et faire de ces miseres temporelles un remêde aux maux spirituels de nos amies.
VL ÆEn-considérant le Ciel, les -astres, et les
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sous centr venez Ciel dans aurez dans désir que vous le. pe pens que
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lesquels, de Dieu agit prés;-on he rce qu'on un säint service du nd si. peu éternelle,
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