Chapitre XXT
d'espérance, de charité, de religion, de force, de modestie, d’humilité, de pureté, et plusieurs au tres semblables, dont la pratique est si uiile ct si nécessaire à tout Chrétien. -
II. Comme Dieu pense toujours à lui-même sa pensée duit aussi remplir not: esprit, afin de nous tenir ainsi unis à jui le plus que vous pouvons. Nous ÿ sommes obligés, ævun-seulement par la Coudition de notre nature, qui est faite à l'image et à la ressemblance de Dieu; mais encofe par un motif de reconnoissance, puisque Dieu a pensé à nous de toute éternité, et qu'il y pense encore continuelléments Ne serions nous pas bien ingrats si nous Le pensions que rarement à ceiui de qui àous avons reçu tous les biens dont nous jouissons, soit dans l'ordre de la nature, soit dans Jordre de la grace ; et de qui dépend tout notre bonkeur, tant en cette vie qu'en l'autre.
Dieu est l'objet le plus noble que notre esprit se puisse proposer. Tout ce qu'il y a de plus beeu et de plus estimable au monde, ne merite que nous y pensions, qu’autant qu’il nous porte à Dieu, C'est avoir l'esprit biea bas, que de penser toujours à la terre et a des choses de néant, et de n'elèver qne rarement nos pensées vers le principe de toutes les grandeurs. Mais c'est être bien mallieureux, que de vivre dans un oubli continuel de Dieu. Cet état est bien: terrible, ur 11 a beaucoup de rapport à celui des damnés, dont la principale souffrance est la peine du Dan, qui consiste dans la privation de ia vue de Dieu. Cest aussi là cause et le principe de la
Les. sases EntreNens.
dumiation, parce-que c'est une source c# toufÿ surte de péchés.
‘ L'insensé a dit: dans son cœur: 11 n’y a point de Dieu,” c'est-«-dire. qu'il vit comme sil n'y en avoit point, C’est l'à l'egnrement «à sont presque tous les hommes, & c'ast sur ce principc que s'nbandonnant sans remords à toutes leurs passions, ÿs so sont Corsounpus par fouutes sortes de crimes: Ponrquoÿi ces infâmes Viellarde, dont. il eat fait mettion: dans l'histoire de Susanne, se-lsisserent.. ils. aveugler. par leur passion brutale? C'est, dir l'Écriture, parce qu ils, détournerent leurs yeux. pour-ue point. voir le Ciel. d::ù Dieu: les:considé. roit, & quil: effacerent de ieur esprit 1ë-seuvenic de.ses justes:.lugemens, Ps. 13. Dan. 18..
Pratiques pour venser souvent à Dieu:
: Ke matin x votre réveil, pensez à Dieu, qui a:pensé à vous pendant votre sommeil ; mais pen-sez-y avec amour, &.avec:-reconnoissance, & Gonnez-lui:votre cœun dk . En vous hahillant modestement, pensez à Dicu, dent:la: Providence à sain: de vous donner de quoi vous vetir; remeteiez-le & le priez de vous faire la grace: de n'ew paint abuser. En mêne temps faites réfléxion que la-pudeur nous obli: geant à nous revétir. d'habits; la-cause qui nous reduit à cette nécessité, nous devroit couvrir de gonfosion; au lieu.que l’on .met-souvent sa joie À sa glaire dés. la: maginificencé des habits & dans des parures. mandaines. .