J. Lot, Chresto, pp. 99, 145 et 217 ; NS. pp. 4 et
2. Il n’y a qu’une seule exception : £Zocminé (M) — locus monuchorum, — Dans quelques chartes latines, /ocus est parfois la traduction du breton caer (BOURDE DE LA ROGERIE, Soc. arch. Fin., 1905, p. 81, n. 2), mais dans la toponymie, {ok n'a jamais ce sens. — Les Gallois on! employé le mot log dans le sens de monastère (J. Lorx, Rev. celt. XXXIX, 1922, p. 310, n. 5), mais ne l'ont pas utilisé dans la toponymie.
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Première remurque. — L'emploi de ce mot pour constituer des noms de lieu est spécial au breton armoricain ; on ne le rencontre ni en Galles, ni en Cornwall ; en Bretagne, ces noms de lieu sont tous renfermés dans la zone actuelle du breton, il n’en existe pas dans la Bretagne de langue française qui fut bretonnante aux 1x° et x° siècles. Cette constatation est formelle ; les rares exceptions que l’on peut relever sont sur la limite de la zone bretonne, dans des communes où le breton a disparu depuis peu‘. M. Joseph Loth, qui à examiné le cadastre de toute la région qui fut bretonnante au 1x° siècle, n’a relevé aucun nom de lieu en Lok-*. Or, cette région, actuellement française de langue, fournit un nombre considérable de noms de lieu en Plou-, Lan-, Tré- ; le fait est curieux ; l’on serait prêt à décider que les termes Plou-, Lan-, Tré-, étaient des termes courants en breton à l’époque où une partie de la Loire-[nférieure, l’Ile-et-Vilaine et toutes les Côtes-du-Nord étaient bretonnantes, et qu’à cette époque le mot Lok- était inconnu, que sou emploi en breton n’a commencé qu'après le recul définitif du breton dans les limites qui sont encore sensiblement ses limites actuelles. La plus grande Bretagne bretonnante est du 1x° siècle, le recul s’est produit très rapidement et était accompli avant le xrrr° siècle*. Si en certains points le breton s’est maintenu jusqu’au xr° siècle, il ne pouvait plus servir à constituer des noms de lieu nouveaux ; le français le remplaçait dans cette tâche. Le fait qu'il n’y a pas de noms en Lok- dans la zone actuellement française permet donc de dire que ces noms sont postérieurs au recul du breton.
3. Locmalo en Réguiny, Locmener en Penestin, Locmaria en Mesquer (L.-[.) (QuiLGars) ; le breton y a disparu depuis peu, v. J. LOTH, Les langues romane et bretonne en Armorique, Rev. celt., XXVII, 1907, pp. 383, 390, 397. Le prieuré du Grand Locquidy en Nantes (L.-I.) n'est pas un Zok, la forme ancienne est Losquidic (Cartul. de Quimperté, pp. 225, 230, 231). — La seule exception véritable est le nom de la commune de Laurenan (C.-du-N.), canton de Merdrignac, à 20 kilomètres de la limite actuelle du breton ; ce nom est très certainement : Lok- Renan ; l'on remarquera qu'on l'écrit selon la prononciation, parce dans celle région où ce {ok est unique, on ignorait l'étymologie ; en Basse- Bretagne, l'on prononce Lomaria, Lomikel, mais comme on connaît le mot {ok dans d’autres noms où il est suivi d’une voyelle, on écrit Locmaria, Locmiquel.
4. Les langues romane et bretonne, art. cité. ». J. Lou, Les langues romanes et bret., art. cité, pp. 378, 383.