‹ Les saints ÉvangilesChapitre 16 sur 93 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

protestantisme et dès le premier siècle de l'imprimerie, que les traductions en langue vulgaire fussent désormais accompagnées de notes approuvées et de citations des docteurs, le Concile œcuménique réuni à Trente avait ratifié solennellement une si juste conception des choses par la sanction de son indéfectible autorité.

Telles avaient été la doctrine et l'universelle coutume depuis le commencement. Et certes, si les écrits dont nous parlons, s'inspirant de la même pensée et travaillant dans le même sentiment, fussent restés dans cette même direction, il n'y aurait rien à dire à leur sujet, sinon à louer le mérite des uns et à regretter Timperfectiondesautres... Mais ce qu'il y eut de déplorable, c'est que, partant d'un point de vue tout différent, et s'écartant en cela de la double tradition de l'Église et des Pères, ils poursuivirent tacitement et finirent par atteindre le butopposé. Considérant le Livre sacré comme inutile à lire par lesFidèles, voire mêmecommedangereux, on crut faire œuvre pie de le reléguer, loin des profanes, dans les savantes arcanes du sanctuaire.

N'était-ce point oublier que les discours de Jésus, au lieu de se renfermer, pour quelques

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