XI, 39.) P. 336. « Déborde », ysjxei
c. (XI, 41.) P. 336. « Tout ce que vous pourrez», risvovTa, tout ce qui se peut, le possible.
d. (XII, 1.) P. 338. t Avant tout. » C'est le sens du grec
npWTOV.
e. (XII, 26.) P. 3^1. « Des jours à venir », IIspi tûv Xoiitwv. To XoiTtôv veut dire à V avenir; twv Xoiirûv, des jours à venir,
f. (XII, 29.) P. 341. « Ne vous ciï troublez point Tesprit», Mt) p.eTEwpi'Ççoôs, mot à mot: Ne vous élevez pas en Vair^ que le latin traduit nolite in sublime tolli, toutes choses équivalentes à l'expression familière de notre langue : « Ne vous en mettez pas la tête en l'air », que nous n'avons pourtant pas osé employer.
g. (XII, 37.) P. 342. a Renversant les rôles », Iransiens, IlapeXOaSv, mot à mot allant de l'autre côté, du côté opposé, c'est-à-dire, comme du reste le sens logique l'indique, renversant les rôles.
h. (XIII. 5.) P. 345. « Si vous ne vous amendez », siv {xf, [isTavofîTs. — Voy. ci-dessus, la Note de saint Marc, p. 559, c. (VI. 12.)
i, (XIII, 7.) P. 346. « Coupe-le donc : ne vois-tu pas qu'il charge inutilement la terre? » tva xi xa\ t7;v ^riv xarapyst. Le Terbe grec « xatap-^sw » comporte, comme l'indique d'ailleurs le sens général du texte, ce caractère d'occupation inutile que ne rend pas le latin occupât.
j. (XIII, 10.) P. 346. « Il enseignait dans une synagogue»,
a. (XIII, 19.) P. 347. « Et grandit en forme d'arbre., » Remarquez que le texte ne dit pas factum est arbor magna^ mais factum est in arborera magnam, et le grec ê^eveto el; ^evBpov [ki^a.. Le sénevé n'est pas en effet un grand arbre, mais seulement une plante légumineuse, assez grande pour avoir forme d'arbre.
6. (XIV, 7.) P. 351. « Y fit allusion. » na?a6oXr; ne veut pas dire seulement Parabole^ mais signifie tout rapport, tout rapprochement, toute allusion. Ici il ne s'agit point d*une Parabole proprement dite, mais d'une simple allusion à la conduite que tenaient les convives.
c. (XIV, 26.) P. 353. « Ne sait pas rompre.» Dans le style biblique, odere signifie très souvent aimer moins. Ainsi le Sauveur commande seulement ici qu'on aime moins ses parents que lui, en sorte qu'ion soit prêt à les quitter pour le suim*e. (L'abbé Glaire.)
d. (XIV, 28.) P. 353. « Ne tienne conseil en lui-même. » Sedens, xaOïaaç, siégeant comme un juge tenant conseil.
e. (XV, 1.) P. 355. c( Se pressaient tous. » UdEvieç. La Vulgate omet ce mot si expressif. (L'abbé Fouard.)
f. (XV, 7.) P. 355. a Se convertissant. » Me-ravooîîvTt. Voy. Note p. 559, c.
g. (XVI, 14.) P. 361. a Qui étaient grands amis de l'argent. » Le grec dit <ptX4?Yupoi, amis de Vargent, et les versions syriaques et arabes traduisent : Les Pharisiens, parce quHls étaient amateurs de V argent, etc. Le moi avaH en latin, et surtout le mot français « avares » ne rendent pas la nuance vraie. Le Mauvais Riche dont il va être parlé à l'instant n'était pas un avare proprement dit, puisqu'il vivait dans la somptuosité, les copieux festins, les grandes dépenses. C'était un
homme qui mettait toute sa vie dans la fortune et dans ses jouissances, et qui ne s'occupait en rien des malheureux. Si les Pharisiens avaient été des Harpagons, ils n'auraient pas réussi, comme Jésus le leur reproche, à paraître justes aux yeux des hommes. C'étaient des hommes de faste et d'ostentation, épris de la richesse et de tout ce qu'elle apporte avec elle. Hélas ! il n'est pas besoin de remonter à dix-huit cents ans en arrière, pour comprendre ce type, qui ne s'est que trop perpétué.
a. (XVI, 22, 23.) P. 362. « Le riche mourut aussi et fut enseveli. » Le latin dit sepultus est in inferno^ « Il fut enseveli dans l'Enfer ». Mais le grec, mettant un point après £-«9ïj, « il fut .enseveli », fait rapporter les mots ev tG S^tj « dans l'Enfer :» à, la phrase suivante. Cette ponctuation nous a paru préférable.
b. (XVII, 10.) P. 365. a Sans mérite. » 'Axperot, dit le grec, qui est absolument différent de inutiles que met à tort le latin.
c. (XVIII, 7.) P. 369. « Et il tarderait à les secourir? » Maxpo6u{x(ov £7:'auT0Î;.
d. (XVHI, 11.) P. 370. «-Debout et la tête haute », ataOeU Trpbç lauTov, se tenant vers lui-même.
e. (XVIII. 17.) P. 371. « N'admettra pas », fiîj S^ÇijTai.
f. (XVIII, 27.) P. 372.«Ducôtéde l'homme »,napat àvepoSicotç.
g. (XVIII, 32.) P. 372. a Aux gens de l'étranger »» fGveaiv, gentibus.
h. (XIX, 6.) P. 374. « Il reçoit chez lui Jésus comme son hôte », uTTcBsÇaTo, il donne l'hospitalité.
a. (XIX, 7.) P. 374. « Demander Thospitalité », xoraXuaai. KataXoeiv, loger cfiez quelqu'un,
b. XIX, 16.) P. 376. « A porté son fruit. » lïpcxTstpYdcaaTo, a fructifié, expression qui donne Tidée d'une plante qui pousse.
c. (XIX, 2k.) P. 377. « A ses Gardes. » napEOTûcriv, mot à mot : à ceux qui se tenaient auprès.
d. (XIV, 47.) P. 380. « Les principaux personnages, » ol irp(5roi Tou XaoCf.
e. (XX, 16). P. 382. « Certains auditeurs, » axojaavreç.
« Tout cela n'a rien de réel». Mtjyévoito, aôsi^, hellénisme ou latinisme que Ton traduit parfois par « A Dieu ne plaise ! » mais qui veut dire aussi : « Tout cela n'a aucune base; c'est un conte fait à plaisir et qui est sans application aucune. »
Si les Pharisiens avaient répondu : « A Dieu ne plaise ! » ils eussent par là confessé qu'ils étaient eux-mêmes ces vignerons iniques, tandis qu'ils repoussent l'ensemble de la Parabole comme une fable sans fondement, affectant d'autant plus de ne pas comprendre, qu'ils avaient mieux compris.
Le sens que nous adoptons explique seul ce qui suit et qui va être la réponse directe de Notre-Seigneur, démontrant précisément la réalité de ces choses, par la prophétie même qu'en a faite David.
f. (XXI, 2.) P. 386. « Une malheureuse petite veuve », Viduam pauperculam.
g. (XXI, 13.) P. 387. « Et ceci vous adviendra pour que me soit rendu le témoignage du martyre. » Nous traduisons testimoniurrif en grec [xaptiipiov, par « témoignage du martyre », la littéralité même de cette traduction faisant ressortir davantage le caractère prophétique de la parole de Notre-Seigneur en ce moment-lk.
o. (XXI, 15.) P. 387. « Une éloquence et une sagesse. » Dans le style de l'Écriture, le mot aropta, os, bouche, se met pour ce qui sort de la bouche comme les paroles, les ordres, les commandements. (L'abbé Glaire.)
h. (XXI, 18 et 19.) P. 388. « Et cependant, pas un cheveu de votre tête n'est destiné à périr. » Il est évident que le Seigneur, qui vient de dire que plusieurs seront mis k mort, ne veut point affirmer ici que nul cheveu ne tombera de la tête de ses martyrs. Ce qu'il affirme, c'est que rien ne meurt définitivement, et il en donne l'explication par cette allusion éclatante k la résurrection :
a C'est votre Vie môme, etc. », Taç^l'uyà; Ou.ojv, ammas vestras. « Vos vies », par opposition à «irdXTjTai, pe^nbit, « périra ».
« Dont vous ferez la conquête, etc. » Le mot latin possidebiiis ne traduit pas du tout le x-nîaaaOs du grec, qui veut dire vous conquerrez, vous gagnerez, etc.
« Par votre courage à souffrir. » Trou-ovr;, constance, fermeté, patience, courage, persévérance.
c. (XXI, 23.) P. 388. « Une immense calamité », 'Avà^xrj [xe-ydcXT], est mal traduit par pressura magna,
d. (XXÏ, 2k,) P. 388. « La mission de ces derniers », xaipo\ eOvwv. Katpo; veut dire Voccasion, Vutilité, le moment, Vopportunité, et par suite la charge spéciale, la fonction particulière, la mission,
e. (XXI, 26.) P. 389. « La dynamique des cieux », a! 8uvd- {xsi; Tûv oùpavcuv.
f. (XXI), 28.) P. 389. c( Reprenez courage », àvaxo-J^axe, mal traduit par respicite, du moins dans la circonstance. Il veut dire littéralement regardez en haut, et, au figuré, rejyrenez courage.
a. (XXII, 12.) p. 391. « Tendue de tapisseries», £<j7?a){jL^vov, stratum,
6. (XXII, 16.) P. 392. « Jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse en sa plénitude », ^wç otou ipXTjpwBr), donec impleaiur : jusqu'à ce qu'elle soit devenue pleine, au lieu d'être une forme vide, jusqu'à ce qu'elle soit une réalité au lieu d'une figure,
c. (XXII, 20.) P. 393. « Ce calice est un Testament nouveau en mon Sang, lequel sang va être répandu pour vous. » C'est le mot à mot littéral du grec que voici : Touto to woTîjpiov T) xaivT) ÔiaÔî^XTj ev tÇ> cdy^axi (lou, to ÛTrèp G{jlwv ex)(^uv6[itvov.
Les traducteurs qui disent : « Ce calice est le Nouveau Testament », mettent, de leur chef, un article le qui n'est point dans le grec.
d. (XXII, 32.) P. 394. « A ton tour. » Cette interprétation deMaldonatnous paraît préférable à la traduction ordinaire: « Quand tu seras converti », car elle s'ajuste mieux à la suite des idées, et d'ailleurs ima-cçé^oLç^ en plusieurs endroits de l'Écriture, a le sens que lui donne ici le savant jésuite. Ps. LXXXIV, 7. Joël, U; Act. VII, 42. (L'abbé Fouard.)
e. (XXII, 43.) P. 396. a Tout son être était tombé en agonie. » Et faclus est in agotiia. L'énergie de ce terme ne peut se rendre en français que par la forme : Tout son être était tombé en agonie.
f. (XXIII, 2.) P. 399. « En flagrant délit d'exciter notre Nation à la révolte. » Invenimus subvertentem gentem nos* tram.
g. (XXIII, 11.) P. 400. a Dont il n'y avait à faire aucun cas. » IÇouOevrîaa;.
h. (XXIII, 18.) P. 401. «Débarrassez-nous de celui-là. » Aips
TouTov; « è medio toile ». Arpw, dans le grec hellénistique, a ce sens : délivrer , débarrasser de quelqu'un en Vécartant, en le faisant mourir. Act. XXI, 36; XXII, 22. (L'abbé Fouard.)
a. (XXIII, 23.) P. 402. « Et celles des Grands-Prêtres. » Ces mots sont dans le grec.
« Avaient pris un caractère impérieux », xarioj^uov. Ce verbe veut dire assujettir, dompter^ commander, contraindre.
6. (XXIII, 46.) P. 405. « Jésus venait de crier, etc. » Ce n'est que par cette traduction que nous pouvons concilier saint Luc avec les autres Évangélistes, qui font succéder immédiatement les ténèbres complètes et le déchirement du voile du Temple au dernier soupir de Jésus.
« Il avait expiré. » Aucun des Évangélistes ne dit : « Il mourut » "Eôavsv; les termes dont ils se servent indiquent un acte volontaire, libre, spontané : 'EÇÉTcveuasv (Marc, XV, 37; Luc, XXIII, 46); 'Açwv Tb siveujjix (Matth., XXVII, 50). Dops- ^wxsv Tb o8u[Aflt (Joan., XIX, 30.) « Non eam deseruit invitus; sed quia voluit, quando voluit, quomodo voluit. » Saint Augustin, De Trinitate, IV, 16. (L'abbé Fouard.)