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DES ROIS

MUSÉE DE BERLIN

chez ce Pérugin du Nord, comme on l'a si heureusement appelé.

Un coup d'œil encore, avant de quitter l'Allemagne,

sur les peintres des Ecoles de Souabe et de Franconie. Si la poésie conserve ses droits chez les représentants de

l'Ecole d'Ulm ou de l'Ecole d'Augsbourg — Zeitblom et

Hans Holhein le vieux, pinx Clichë R. Tamme, LA PRÉSENTATION AU TEMPLE

PINAGOTHÈQUE DE MUNICH

Holbein le vieux, — chez ceux de l'Ecole de Nüremberg, au contraire, surtout chez Wohlgemut, il n'y a plus de place que pour la laideur. Ces derniers mettent leur

gloire à découvrir les tvpes de bourreaux les plus hideux,

à inventer les supplices les plus horribles. L'on se croirait transporté au beau milieu d'une chambre de torture, où des tortionnaires féroces se livrent à tous les raffinements

de la cruauté sur quelque malheureux patient.

Pendant que les peintres allemands et flamands donnaient des Evangiles Pinterprétation la plus variée et la plus vivante, sinon toujours la plus poétique, notre Ecole

française, comme paralysée par la Guerre de Cent-ans, se

mouvait péniblement dans lorbite de l'Ecole de Bruges. Un seul nom s'impose à notre estime, à notre admiration, celui du Tourangeau Jehan Foucquet : dans ses miniatures du Livre d'heures d'Etienne Chevallier, aujourd'hui presque toutes conservées au château de Chantilly, il a

retracé avec recueillement et non sans émotion les épi-

sodes les plus saillants des Evangiles, depuis le Mariage

de la Vierge jusqu’à la Pentecôte.

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