I. Discassion des quartiers de l'ancienne Jérasalem
josèphe nous donne une idée générale de Jérusalem , en disant (liv. vi de la guerre des Juifs , cA. 6 ) que cette yillc était assise sur deux collines en face Tune de Tautre, et séparées par une vallée : que ce qui était appelé la haute ville occupait la plus étendue ainsi que la plus élevée de ces collines , et celle que l'avantage de sa situation avait fait choisir par David pour sa forteresse ; que Tautre colline , nommée Acra, servait d'assiette à la basse ville. Or, nous voyons que la montagne de Sion , qui est la première des deux collines , se distingue encore parfaitement sur le plan. Son escarpement plus marqué regarde le midi et Toccident , étant formé par une profonde ravine , qui dans rÉcriture est nommée Geben-Hinnom , ou la vallée des Enfants d'Hinnom. Ce vallon, courant du couchant au levant, rencontre à l'extrémité du mont de Sion la vallée de Cédron, qui s'étend du nord au midi. Ces circonstances locales , et dont la nature même décide , ne prennent au* cune part aux changements que le temps et la fureur des hommes ont pu apporter à la ville de Jérusalem ; et par là nous sommes assurés des limites de cette ville dans la partie que Sion occupait. C'est le côté qui s'avance . le plus vers le midi ; et non-seulement on est fixé de manière à ne pouvoir s'étendre plus loin de ce côté-là , mais encore l'espace que l'emplacement de Jérusalem peut y prendre en largeur se trouve déterminé, d'une part , par la pente ou l'escarpement de Sion qui regarde le couchant , et de Tau* tre, par son extrémité opposée vers Cédron et l'orient. Celui des murs de Jérusalem que Josèphe appelle le plus ancien ,