II. Enceinte de rancienne Jérusalem
[e détail dans lequel Josèphe est entré des diverses murailles qui enveloppaient Jérusalem , renferme des circon- II. A\
stances qui achèvent de nous instruire sur Tenceinte de cette
ville.
Cet historien distingue trois murailles différentes : celle qu'il nomme la plus ancienne , couvrait non seulement Sioii à regard des dehors de la ville, mais elle séparait encore cette partie d'avec la ville inférieure ou Acra. Et c'est même par cet endroit que Josèpheentame la description de cette muraille. Il dit que la tour nommée Hippicos, appuyait le côté qui regardait le nord ipxo/^^vov S\ Karà Bopéau Ûtto rovI^rTrizoZ , incipiens ad Boream ab Hippico; elle s'étendait de là jusqu'au portique occidental du temple, par où nous devons entendre , comme le plan en fait juger , son angle sud-ouest. On voit clairement que cette partie de muraille fait une séparation de la haute ville d'avec la basse. Elle parait répondre à l'enceinte méridionale de la ville moderne de Jérusalem; qui exclut Sion ; en sorte qu'il y a tout lieu de présumer que la tour Hippicos , dont on verra par la suite que la position nous importe , était élevée vers l'angle sud-ouest de l'enceinte actuelle de Jérusalem.... Il est très vraisemblable, en général , que dans les endroits où les parties de l'ancienne enceinte prennent quelque rapport à Tenceinte moderne , la disposition des lieux , les vestiges même d'anciens fondements, ayant déterminé le passage de cette enceinte moderne , elle nous indique par conséquent la trace de l'ancienne. Il y a même une circonstance particulière qui autorise cette observation générale , pour la séparation de Sion d avec Âcra : c'est ce coude rentrant à l'égard de Sion , que vous remarquerez sur le plan , en suivant l'enceinte actuelle et méridionale de la ville de Jérusalem , dans la partie plus voisine de l'emplacement du temple , ou du mont Moria ; car , si l'on y prend garde , ce n'est en effet que de cette manière que le quartier de Sion pouvait être séparé d'Acra , puisque,