CHAPITRE II
texte : jEdificavii murum exteriorem cwiiati David, ab oceidente Gihan, in iorrente, proeedendo nsque ad portam Pisciwn , et circuivit Ophel, et munivit eum. Ces paroles : murum exteriorem civitati David, feraient allusion à la conséquence que Ton vient de tirer de Taccroissement d'Ophel ; circuivit. Gihtm, selon les commentateurs, est la même chose que Siloê; et, en ce cas, ab occidente, doit s'entendre depuis ce qui est au couchant de Siloê, c'est-à-dire depuis Sion , dont la position est véritablement occidentale à l'égard de cette fontaine, jusqu'au bord du torrent, in torrente, lequel il est naturel de prendre pour celui de Cédron. Je ne vois rien que la disposition du lieu même puisse approuver davantage que cette interprétation , laquelle nous apprend à mettre une distinction entre ce qui était proprement cité de David , et ce qui a depuis été compris dans ie même quartier de Sion. Nous avons donc suivi la trace de l'enceinte qui renfermait ce quartier tout entier , et avec ce qui en dépendait jusqu'au pied du temple.
Le second mur dont parle Josèphe n'intéresse point notre sujet , par la raison qu'il était renfermé dans la ville même. 11 commençait à la porte appelée Genath, ou dee Jardim, comme ce mot peut s'interpréter; laquelle porte était ouverte dans le premier des murs , ou celui qui séparait Sion d'avec Aéra. Et ce second mur, s'avançant vers la partie septentrionale de la ville, se repliait sur la tour Antonia , où il venait aboutir. Donc ce mur n'était qu'une coupure dans l'étendue d'Acra , appuyée d'un côté sur le mur de Sion, de l'autre sur la tour qui couvrait l'angle nordouest du temple. 11 est naturel de croire qu'il n'existait que parce qu'il avait précédé un mur ultérieur , ou tel que celui qui donne plus de grandeur au quartier d'Acra ; et dont il nous reste à parler. J'ajoute seulement que c'est
à ce mur moins reculé qu^il convieot de s^attacber par préférence, si Ton veut suivre le détail de la réédification de Tenceinte de Jérusalem par Néhémie ; étant plus vraisemblable d'attribuer aux princes Hasmonéens , et au temps même de la plus grande prospérité de leurs affaires l'ouvrage d'un nouveau mur qui double celui-là , et qui embrasse plus d'espace. Le troisième mur , qui joint au premier achèvera la circonscription de l'enceinte de Jérusalem, se prend , en suivant Josèphe , à la tour Hippicos. La description de la première muraille nous a déjà servi à connaître le lieu de celte tour. Ce que le même historien dit de la muraille dont il s'agit à présent , confirme cet emplacement. Commençant donc à la tour Hippicos , cette muraille s^étendait en droiture vers le septentrion jusqu^à une autre tour fort considérable nommée Psephina. Or , nous voyons encore que l'enceinte actuelle de Jérusalem , conservant l'avantage d'être élevée sur la pente de la colline qui servait d'assiette à la basse ville ancienne, s'étend du midi au septentrion , depuis l'angle boréal de Sion , où il convient de placer THippicos , jusqu'au château qu'on nomme des Pin sans. La tour Psephina, selon que Josèphe en parle ailleurs, ne cédait à aucune de celles qui entraient dans les fortifications de Jérusalem. . . .
A la suite de Psephina , Josèphe achève de tracer l'enceinte de Jérusalem dans sa partie septentrionale. Avant que Bezetha fit un agrandissement à la ville, il n'eut été question, pour terminer l'enceinte de ce côté-là , que de se rendre à la tour Antonia , près de l'angle nord-ouest du temple. Aussi n est-il fait aucune mention de cette tour dans ce quiregarde la troisième muraille. Josèphe y indique un angle pour revenir à la ligne de circonférence sur le bord du Cédron , et nous voyons en effet que l'enceinte moderne , dans laquelle