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CHAPITRE IL

réservoir, miraculeusement agitée par un ange , guérissait le premier malade qui avait le bonheur d^y descendre. Aussi près des portiques gisaient des représentants de toutes les infirmités humaines , les yeux fixés sur la source dont ils épiaient les moindres ondulations , dans une longue attente de leur salut.

Les bains de Silo6, autre piscine mentionnée par TÉvangile [ SAINT JEAN, CH. IX, V. 7. ] , étaient hors de la ville au pied du mont Sion , à l'orient. Deux grands bassins revêtus de trois côtés de murs en terrasse recevaient les eaux de la fontaine Siloë, dont la source partait d'un peu plus haut. [ s. HiERONYBi. in Matikœum.] [llinerarium à Burdigalà, ] [ÂDBiCHOMius, de locis Sion. ]

Non loin de là, également hors la ville, à trois cents pas de la porte de Sion, qui y conduisait, à la pente du mont Sion était le bâtiment isolé, appelé depuis le saint Cénacle. Il avait deux étages : la première salle du rez-de-chaussée, garnie de tapis de pied , selon Tusage oriental, servait de salle à manger. Dans la seconde, moins grande, Jésus-Christ lava les pieds des apôtres. L'étage supérieur, où les disciples couchaient, était distribué de la même manière. [ El-Edrisi. ] [NicÉPHORE.] [Voyage à ta Terre-Sainte, in-8*^, 4820].

Un chemin, qui n est plus qu'un sentier , menait du Cénacle au jardin des Olives , qui en est éloigné d'un quart de lieue et demi. Le mont des Oliviers^ à l'est de Jérusalem, en était séparé par la vallée de Josaphat et le torrent de Cédron. Il a trois sommetsdisposés en ligne droite du nord au sud, qui reçoivent ensemble les rayons du soleil levant. Chacun de ces sommets avait un nom particulier. Celui du nord , sur lequel les Galiléens avaient une hôtellerie , s'appelait Viri Galilœi. Celui du milieu est connu sous le nom de montagne de l'Ascension , parce que c'est à deux ou trois cents

pas de la cime , au nord-est , que Jésus-Christ quitta la terre. Le sommet du midi était le mont du Scandale , sur la pente occidentale duquel on voyait les ruines des constructions de Salomon détruites par]Josias. (tiv. iv, ch. 23.) Au pied de ce mont , du côté de Jérusalem, était la bourgade deSiloê. Le chemin de Béthanie et de Jéricho séparait le mont du Scandale de celui des Oliviers. Béthanie ( maison d'obéissance ou d'affliction, maintenant Lazari ) était de l'autre coté delà montagne.On y montreencorelesdébrisduchâteau de Lazare et d'une église bâtie sur la maison de Simon le Lépreux , et le sépulcre de Lazare, grotte de vingt pieds de long sur cinq de large, creusée dans le roc, où l'on descend par vingtcinq marches. A gauche du sépulcre sont les ruines de la maison de Marie Madeleine , et cent pas plus loin , celles de la maison de Marthe. On montre encore une pierre de granit , de trois pieds de long sur deux de large, où Jésus- Christ se reposait avant d'entrer à Béthanie. Il est défendu d'en enlever des fragments, sous peine d'excommunication.. ( geramb. , t. II.)

Behtphagé, où Jésus-Christ envoya chercher son humble monture, était sur la route de Béthanie , à une demi-lieue de Jérusalem. Beth-Phagé signifie Maison de la bouche des vallées. (Index Biblicus.) C'est là où demeuraient les prêtres de service. (Saint Jérôme. Èpîtres, ) (1).

Gethsémani, où Jésus allait le soir avec ses disciples, était un hameau sur le mont des Oliviers. A l'est de Gethsémani, après avoir traversé le chemin , on trouve la roche de la Prédiction , dont nous avons parlé. Presque en face, au sud- Ci) Les pères de Jérusalem se rendaient autrefois en procession à Bethphagé le Jour des Rameaux. Le supérieur montait sur un Ane et retournait à la ville par le chemin que Jésns-Clirist] suivit. Les fidèles le Jonchaient de (leurs et de feuilles de palmier et d'oU- ▼ier. Les sommes énormes que coûtait l'autorisation qu'il fallait acheter du pacha pour cette cérémonie, l'ont fait depuis longtemps abolir.

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