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CHAPITRE VI

les quatre archevêchés de Tyr, de Césarée, de Nazareth et de Krak; il avait pour suffragants les évoques de Bethléem, de Lyde et d'Hébrou. De lui dépeadaient encore les six abbés du mont Sion, de la Latine, du Temple, du mont Olivet, de Josaphat et de Saint-Samuel ; le prieur du Saint-Sépulcre et les trois abbesses de Notre-Dame-la-Grande , de Sainte- Anne et de Saint-Ladre.

n Les archevêques avaient pour suffragants : celui de Tyr, les évêques de Bérith, de Sidon , de Baréas et de Ptolémaïs ; celui de Césarée, Tévêque de Sébaste ; celui de Nazareth , Tévêque de Tibériade et le prieur du mont Thabor ; celui de Krak, Tévéque du mont Sinai.

» Les évêques de Saint-George, de Lyde et d^Acre avaient sous leur juridiction, le premier, les deux abbés de Saint-Joseph d'Arimathie et de Saint-Habacuc, les deux prieurs de Saint-Jean-rÉvangéliste et de Sainte-Catherine du mont Gisart, avec Tabbesse des Trois-Ombres ; le deuxième, la Trinité et les Repenties.

» Tous cesévêcbés, abbayes, chapitres, couvents d hommes et de femmes, paraissent avoir eud^assez grands biens, à en juger par les troupes qu'ils étaient obligés de fournir à Tétat. Ils devaient fournir environ sept mille cavaliers; savoir : le patriarche , Téglise du Saint-Sépulcre, Tévéque de Tibériade et Tabbédu mont Thabor, chacun cent; Tarchevéque de Tyr et Tévéque de Tibériade , chacun cent cinquante ; les évêques de Lyde et de Bethléem , chacun deux cents; et les autres, à proportion de leurs domaines. i>

Cet élat florissant dura peu. En "1 "188, Saladin enleva Jérusalem à Guy de Lusignan. Les églises furent dévastées ; le Temple redevint une mosquée, et Saladin n'y voulut entrer qu'après en avoir fait laver les murs avec de l'eau de rose. La croix d'or du dôme fut traînée dans les rues par les sol-

dats et brisée sur le sommet du mont Sion. Uu collège de faquîrs s installa dans labbaye de Sainte-Ânne, maintenant en ruines. L^aga se logea dans le Castel-Pisano, qui depuis a toujours servi de demeure au gouverneur de la ville.

Les Syriens rachetèrent Téglise du Saint-Sépulcre pour une somme considérable. Les Francs, qui n'avaient pas contribué au rachat, furent exclus du service des lieux saints jusqu'en i i 92, où Hubert, évèque de Salisbury , compagnon de croisade de Richard-Cœur-de-Lion, fit admettre^ par ordre de Saladin, deux prêtres et deux diacres latins. [Chron. arabe. ] [Jacques de Vetei, Hist. Orient.]

Le traité de Tempereur d'Allemagne, Frédéric, avec le Soudan sembla devoir affranchir les chrétiens de la ville sainte. Voulant assurer les droits d'un enfant dont venait d'accoucher sa femme Isabelle , fille de Jean de Brienne , dernier héritier des rois de Jérusalem, il stipula que les Sarrasins ne garderaient de Jérusalem que le Temple et une partie du mont Moria , et que les chrétiens rentreraient en possession du reste de la ville, de Bethléem, Nazareth et autres lieux saints. Par suite de cette convention , il alla prendre la couronne royale sur l'autel du Saint-Sépulcre, la posa sur sa télé, et retourna en Europe. Malheureusement son fils mourut quelque temps après.

Livrée eîii2l2 aux chrétiens, par Saleh-Ismall, émir de Damas , en guerre avec Nedjmeddin , soudan d'Egypte , reprise et pillée deux fois par les Karismiens, Jérusalem espéra encore son salut des princes chrétiens, dont le courage luttait contre les envahissements des infidèles. Mais en 1294 ils furent entièrement expulsés de la Terre- Sainte par Kalil, fils de Kelaoun, soudan d'Egypte de la famille des Baharites. Les Mameluks circassiens , vainqueurs des Baharites, furent eux-mêmes vaincus par Sélim I^% fils de Baja-

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