CHAPITRE Vil
lent l'agonie (4). Ce lieu était souillé par le fumier des moutons et des chèvres que les pfttres y abritaient pendant Tété. Mais les religieux Font fermé d'une porte dont ils ont In clef, et ont étendu une grille sur Fou vertu re de la voûte.
I)es ruines de chapelles indiquent les places où les apôtres composèrent le symbole, où Jésus-Christ enseigna le PateTy où il prédit le jugement. Une mosquée octogone a remplacé Téglise de T Ascension. La garde en a été confiée à deux santons qui habitent un petit bâtiment contigu. Dans la mosquée on voit encore sur le rocher l'empreinte d'un pied gauche qu'on dit être celui du Sauveur. Les catholiques, les grecs et les arméniens, le jour de l'Ascension , disent la messe dans cette mosquée, après l'avoir purifiée.
La maison d'Anne est une église arménienne, ainsi que la maison de Caiphe, dont la porte est ombragée par trois palmiers très-anciens. Dans la cour de la première église, en face de l'olivier auquel Jésus-Christ fut lié, une lampe brûle sans cessée la place où l'on dit qu'au sortir du tribunal un des bourreaux du Seigneur lui donna un soufflet. La maison de Caiphe est transformée en église grecque. Au milieu de la cour, un oranger entouré d'une caisse de pierre, marque la place où les gardes allumèrent du feu, et où saint Pierre renia son maître. La pierre qui fermait le Saint-Sépulcre forme le devant de l'autel de cette église. Elle y a été transportée autrefois, pour empêcher les dégradations.
(l)Ce tableau montre Jésot-Christ soutena par l'ange qui Tient le fortifier. OnylK cette inscription : Hie factus est tudor ejus, sieut guUœ sançuinU decurrentU in terram. • Ici sa snenr devint oomme des gouttes de sang coulant sur la terre. Lvc. XXII, 44. (GÉRAMB., t. I, p. 101.)