‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 145 sur 734 · SAINT RAYMOND DE IIITERO OU FITERO, ABBÉ · texte numérisé non relu

SAINT RAYMOND DE IIITERO OU FITERO, ABBÉ

XIIe SIÈCLE. — 1163.

Invoqué contre la Foudre. — Pour la sérénité de l’air.

Raymond était abbé du monastère de l’Ordre de Citeaux de Notre- Dame de Fitero, dans le royaume de Navarre. A cette époque les Maures menaçaient de nouveau la ville d’Oreto à laquelle ils avaient donné le nom de Calatrava. Les Templiers qui la possédaient seulement depuis huit années, effrayés des préparatifs des Maures, l’avaient remise entre les mains du roi Dom Sanche. Celui-ci voyant combien il serait difficile de la défendre, fit publier que, si quelqu’un voulait en entreprendre la défense, il lui donnerait cette place en toute propriété. Raymond, à l’instigation d’un de ses religieux, Dom Didace Velasquez, qui avait longtemps porté les armes, demanda cette place au Roi. On le regarda d’abord comme un fou ; cependant Dom Sanche, par une inspiration divine, lui en fit donation. Raymond et Velasquez se mirent immédiatement à l’œuvre et d’abord proposèrent au Roi de fonder un Ordre militaire à Calatrava, qui porterait le nom de cette ville. Après avoir obtenu le consentement de ce prince et puissamment aidés par l’archevêque de Tolède, ils levèrent une grande armée, entrèrent dans Calatrava, en réparèrent les fortifications, et les Maures à la vue de celte ville si bien gardée et fortifiée, abandonnèrent le dessein qu’ils avaient de l’attaquer. TI 8

DEUX FEVRIER, SAINTE HALLOIE

L'Abbé Raymond voyant qu’il n’avait plus rien à craindre de la part des Infidèles, s’appliqua à former le nouvel Ordre militaire sur les bases les plus solides. Après avoir gouverne cet Ordre pendant six ans, il mourut en 1163 à Ciruelos, près de Tolède.

Ilenriquez Ghrysostome, laborieux écrivain de l’Ordre de Giteaux, mentionné par les Bollandistes au premier février, raconte dans son Menologium cisterciense (Anvers, 1639), que, jusqu'au jour où il écrivait, quand une tempête était imminente, elle cessait immédiatement, en sonnant les cloches dont les cordes étaient placées auprès du tombeau du saint, ce qui justifie suffisamment les invocations qui lui sont adressées.

(Héliot. — Bollandistes).

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