‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 146 sur 734 · DEUX FÉVRIER · texte numérisé non relu

DEUX FÉVRIER

SAINTE HALLOIE (ADELOGA, HADELOGA) ABBESSE DE KISINGEN

VIIIe SIÈCLE.

Contre la Fièvre.

Ialloie était issue d’une famille illustre de Franconie. Etant encore très jeune, elle fit couper sa belle chevelure et la porta sur l’autel de la sainte Vierge, en faisant le vœu de chasteté perpétuelle. Sollicitée par son père de choisir un époux, elle refusa énergiquement. Auprès d’elle, était un vieil aumônier qui avait une grande réputation de sainteté et qui la consolait souvent dans ses peines. On persuada son père qu’elle entretenait des relations coupables avec ce prêtre, et celui-ci le fit chasser de sa présence. Halloie partit avec son chapelain et s’arrêta dans une forêt où elle fonda un monastère dont elle fut la première abbesse. Le lieu où elle le plaça n’avait pas de nom, mais pendant qu’on élevait les constructions, un berger du nom de Kising, faisant paître un troupeau de chèvres sur l’emplacement même du monastère, vit un loup qui emportait une de ses chèvres et, s’étant mis à genoux, il se mit a invoquer la sainte Vierge, et le loup s’enfuit en lâchant sa proie. C’est en mémoire de ce premier miracle qu’on donna au monastère le nom de

Kisingen.

Après la mort à’ Halloie, qui eut lieu le jour de la Purification, son corps fut enterré dans une cave qui lui servait souvent de retraite pour y faire ses oraisons ou ses pénitences secrètes. Plus tard, il fut tiré de ce lieu obscur et déposé dans un tombeau, près de l’autel de la sainte Vierge. Son premier cercueil ayant été distribué aux assistants tomme une précieuse relique, ceux qui buvaient de l'eau où l'on en avait trempé quelques parcelles, d’après la Mère de Blémur, étaient particulièrement guéris de la Fièvre.

[Bollandistes. — Année bénédictine. — Grande Vie des Saints, de Plancy).

TROIS FÉVRIER, SAINT BLAISE

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