‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 148 sur 734 · TROIS FÉVRIER, SAINT RLAISE · texte numérisé non relu

TROIS FÉVRIER, SAINT RLAISE

il refusait de sacrifier aux faux dieux, il fut suspendu à un poteau et déchiré avec des ongles et des peignes de fer, puis il fut pour la seconde fois reconduit en prison.

Sept femmes chrétiennes l’avaient suivi et avaient recueilli son sang. Elles furent enfermées avec les deux enfants de Tune d’elles dans la mémo prison. Biaise instruisit ces enfants dans la foi du Christ et leur conféra le baptême. Ramené une troisième fois devant le président, Biaise, persistant dans son refus d’adorer les idoles, fut précipité dans un lac profond avec une meule ou une grosse pierre attachée au cou : mais, se relevant bientôt, il marchait sur les eaux comme sur la terre ferme et conviait les Infidèles à le suivre. Soixante-cinq soldats voulurent répondre à son invitation et furent noyés immédiatement. C'est alors qu’Agricola, exaspéré, fit trancher la tête de Biaise et celle des deux enfants. Les sept femmes qui avaient précipité les faux dieux dans le lac avaient été préalablement martyrisées, puis décapitées.

Les corps de saint Biaise et des enfants furent ensevelis par une pieuse femme du. nom d’Hélisée dans ce même lieu. Plusieurs de ces saintes reliques furent ensuite rapportées en France : £son chef se trouve dans la ville de Montpellier ; d’autres ossements dans la ville de Mende, d’autres à Paris, dans l’église de Saint-, Tean-en-Grèves ; quelques-uns au prieuré de Viriville, au diocèse de Beauvais, et d’autres fort notables au couvent des Minimes de Grenoble.

D’après la Légende dorée, au moment d’être décapité, Biaise fit sa prière à Notre Seigneur, lui demandant que a quiconque, dans les « souffrances de la gorge ou dans quelque autre souffrance, requerrait «son aide, fût aussitôt exaucé », et une voix lui dit « qu'il serait fait « comme il l’avait requis. » C’est à cette prière et au souvenir de l’enfant, délivré d’une arête qui lui était restée dans la gorge qu’il faut attribuer l’origine des invocations adressées à saint Biaise pour toutes les maladies ou affections du Gosier, de la Gorge, du Cou et même des Dents.

A Metz, à l’église de Saint-Eucaire qui possède des reliques de saint Biaise, il se fait chaque année, le jour de sa fête, une cérémonie très populaire : la bénédiction des pains de saint Biaise. Les Bollandistes (p. 336, 1er vol. de fév.) donnent l’oremus de cette bénédiction qui se trouve dans le rituel romain de 1584 :

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