SAINTE VÉRONIQUE DE JÉRUSALEM
Ier SIÈCLE
Patronne des Blanchisseuses.
endant que Notre Seigneur était conduit au supplice, une des saintes femmes du nom de Seraphia et cousine de saint Jean-Baptiste, se trouva sur son passage et essuya avec son voile de lin le sang que la couronne d’épines faisait couler sur sa sainte face. D’après la tradition, la figure de Notre Seigneur Jésus-Christ se reproduisit en traits inimitables sur ce voile qui fut nommé Véronique , c’est à dire vraie Image. Séraphia s’identifia si intimement avec ce trésor qu’on ne lui donna plus que ce nom de Véronique qu’elle portera jusqu’à la fin du monde. D’après une tradition appuyée sur d’innombrables témoignages et surtout sur l’autorité du pape Martin Y, dans sa bulle de l’an 1427, Véronique avait épousé saint Amateur qui, d’après la même tradition, n’est autre que Zachée cité dans l’Evangile. Tous deux furent emprisonnés par Saul et délivrés par un ange qui leur donna l’ordre de se retirer dans les Gaules. En passant à Rome, Véronique guérit la fille de Tibère d’une maladie très grave par le contact de la précieuse image qu’elle remit ensuite au pape Clément et qui a été conservée religieusement jusqu’à nos jours, par ses successeurs, dans la bibliothèque du Vatican. Véronique vint ensuite en Gaule à la suite de saint Martial, avec son mari, saint Amateur, qui s’établit à Roc-Amadour, dans le Lot. Véronique mourut à Soulac, où son tombeau fut honoré pendant plusieurs siècles; puis ses reliques furent portées à Saint-Seurin de Bordeaux, où clics reposent encore.
C’est à cause du voile qui reçut la divine empreinte que les blanchisseuses l’ont prise pour patronne.
D’après des manuscrits et des chroniques cités par les Bollandistes, sainte Véronique serait la même que Y Hèmorrhoïsse, guérie d’un flux de sayig, après avoir touché le bord du manteau de Notre Seigneur, et à ce titre, en Normandie et en Belgique, elle serait invoquée sous le nom de Venise ou Venice ou \ enile ou Bérénice contre le Flux de sang, les Douleurs de tête et les Maladies de femmes.
(Galesinius. — Les Bollandistes. — De Peyronnet. — Le Pèlerin. — - Abbé Cirotde la ville.)
CINQ FÉVRIER, SAINTE AGATHE
SAINT GEMMULE MARTYR (GEMULUS, HYCMULUS)