SAINT CASTRENSE, ÉVÊQUE DE CAPOUE
V" SlÈCLU. — i.'iÙ.
Patron des Marina. — Invoqué contre les possessions du démon.
astrense. évêque africain, fut un de ceux qui furent envoyés en exil pendant la persécution suscitée contre les catholiques par les empereurs Valens et Valentinien : il fut incarcéré pendant longtemps et frappé de verges. Enfin, il fut jeté dans une vieille barque pourrie et exposé à la fureur de la mer avec les évêques Rossius, Secondieu, Heraclius, Prisque, Elpède, Marc, Thomas, Auguste, Canion et Vindonias ; mais Dieu, prenant en main le gouvernail, ils furent jetés sains et saufs sur les rivages de la Campanie. C’est à ce voyage miraculeux qu’il faut attribuer le patronage des Marins. Castrense ayant reçu l’hospitalité dans les faubourgs d'une ville, fit apparaître sa sainteté par ses miracles. Il guérit un homme bossu et contrefait, ainsi que sa femme gravement malade ; il rendit la vie aux mules qui les avaient amenés et qui étaient mortes. Il chassa également le démon qui s’était emparé d’un pauvre homme. C’est ce miracle sans doute qui est l'origine des invocations qui lui sont adressées contre les possessions du démon. Lorsqu’il eut instruit le peuple dans la foi pendant quelques jours.il mourut, comme il l’avait prédit, après avoir célébré la messe. Ces deux vers sont inscrits sur une pierre, près de son tombeau, à Montréal :
Conservât Nautas et Dœmonis eripit ira; Il préserve les Marins et arrache les foisé-
Qaem primo obsesso de corpore fecit a bire. dès à la colère du démon qu’il commence par
faire sortir de leur corps.
(Ferrarius. — Bollandistes).