‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 200 sur 734 · TREIZE FÉVRIER, SAINT GILBERT · texte numérisé non relu

TREIZE FÉVRIER, SAINT GILBERT

et il demanda avec instance de mettre opposition aux projets du roi. Sa prière fut exaucée d’une façon inattendue. Au moment où le mariage, allait se conclure, sa fiancée fut atteinte de la lèpre et l’alliance projetée fut rompue. Lezin , profitant de l’étonnement que causa un évènement aussi extraordinaire, remit entre les mains du roi toutes scs charges, quitta l’épée, coupa scs cheveux, reçut la tonsure et se retira dans un monastère, à quatre lieues d’Angers. Dieu inspira au peuple d’Angers, après la mort de son évêque, de le choisir pour son successeur. Clotaire approuva et confirma avec joie cette élection, à laquelle Lezin , par humilité, tenta vainement de se dérober. Son épiscopat ne fut qu’une longue suite des vertus les plus édifiantes et des miracles les plus éclatants. Au mois d’août 616, il fut saisi par une fièvre ardente qui l’emporta le 1er novembre de la même année. L’Eglise, néanmoins, célèbre sa fête le 13 février, jour où son office double fut institué dans l'église d’Angers. Il fut enterré dans l’église de Saint-Jean-Baptistc qu’il avait fondée. Au XVII0 siècle, on conservait encore dans cette église le premier suaire dans lequel son corps saint fut enveloppé et fut trouvé sans corruption, après être resté trente-trois ans enterré. On conserva également la ceinture de saint Lezin ; les Femmes enceintes viennent de loin pour lui demander d 'heureuses couches ; et après avoir mis la ceinture du Saint autour de leur corps, plusieurs en obtiennent un secours efficace. Les Bollandistes et la Mère de Blémur mentionnent celte invocation.

( Les Bollandistes. — L’Année bénédictine).

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