‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 201 sur 734 · SAINT GILBERT, ÉVÊQUE DE MEAUX · texte numérisé non relu

SAINT GILBERT, ÉVÊQUE DE MEAUX

(GILI5ERTUS, GILI.EBERTUS, GlLEIîElîTUS)

Xe ET XI* SIÈCLE. — 100D.

Invoqué contre l’Hydropisie et le Mal des Ardents.

Gilbert , d’une noble extraction, naquit probablement à Hum. Ses parents avaient tenu à l’initier à l’étude des lettres, et l’excellente éducation qu’il avait reçue était encore rehaussée par l’innocence de ses mœurs et le rayonnement d’une piété exemplaire. Après qu’il eût été admis parmi les chanoines de Saint-Quentin, la renommée de sa vertu l’appela auprès d’Archanrad, évêque de Meaux, qui eut beaucoup de peine à lui faire accepter la dignité d’archidiacre de son diocèse. Il remplit ces fonctions avec tant d’éclat qu’à la mort de son évêque, il fut unanimement appelé à lui succédor. D’après le propre de Meaux, il accomplit tous les devoirs d'un bon prélat ; au milieu de toutes ses autres vertus, brille d’un éclat particulier sa charité pour ses amis, dont il aidait le salut par ses jeûnes et par ses prières. Il assigna des terres et des revenus aux chanoines pour leur entretien, par des lettres authentiques qui furent confirmées par le pape saint Léon IX. Il assista au concile de Calais l'an 1008. Il mourut l’an 1010, le 13 février, après vingt ans d’épiscopat. Le propre de Meaux ajoute également que les Hydropiques et les personnes atteintes du Mal des Ardents ne l’imploraient pas en vain. Il fut enseveli dans l’église dédiée à Notre-Dame et à saint Etienne. Devant l’autel, sous les gradins de l’abside, de nombreux miracles s’accomplirent bientôt sur son tombeau.

(Les Bollandistes. — Propre du diocèse de Meaux. — Hagiographie du diocèse d’Amiens — Petits Bollandistes).

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