‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 257 sur 734 · SAINTE CATHERINE DE BOLOGNE, VIERGE · texte numérisé non relu

SAINTE CATHERINE DE BOLOGNE, VIERGE

xv* siècle. — 1413-1463.

Patronne des Peintres.

Catherine naquit à Bologne (Italie), d’une famille illustre, le jour de la Nativité de Notre-Dame. A l’âge de onze ans, elle fut placée par ses parents auprès de Marguerite, fille de Nicolas, prince d’Este et marquis de Ferrare. Appréciant déjà toutes les vanités du monde à leur juste valeur, elle y fit paraître la prudence de l’âge mûr, jointe à une singulière modestie et à une admirable candeur ; mais bientôt , méprisant tous les délices et toute la splendeur de la cour, elle se retira , n’avant que quatorze ans, dans un couvent des sœurs de Sainte-Claire. Catherine:, lorsque cette maison eut été érigée en monastère de religieuses sous le nom de Corps du Christ, y consacra sa virginité à Dieu. Inébranlable dans les tentations, elle devint un modèle d’humilité et de charité pour tout ce qui l’entourait et aussi elle fut bientôt favorisée des grâces les plus extraordinaires. Une nuit de Noël, la Sainte Vierge lui apparut visiblement dans l’église où elle priait à quatre heures du matin et, lui présentant l’enfant Jésus , elle le lui offrit pour l’embrasser et le caresser. Elle était fort brune et avait un visage disgracieux : mais depuis cette apparition, dit l’Allemand Henri Alt, elle eut une incomparable beauté. Notre Seigneur lui avait fait comprendre comment Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme est contenu dans l’hostie consacrée.

Deux nouveaux monastères de son ordre ayant été créés, Catherine fut obligée de gouverner celui de Bologne. Jusqu’à sa mort, elle fut favorisée d’une foule de visions qui lui montraient tantôt Notre

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