‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 264 sur 734 · SAINT LUBIN, ÉVÊQUE DE CHARTRES · texte numérisé non relu

SAINT LUBIN, ÉVÊQUE DE CHARTRES

VIe SIÈCLE. — 557

Invoqué contre l’Hydropisie. — Patron des Chandeliers , des Brenneus et A.valeurs de vins (1) à Rouen.

jUBiN, originaire de Poitiers, pendant qu’il gardait un troupeau de bœufs, rencontra un moine de Noaillé et le pria de tracer sur sa ceinture les lettres de l’alphabet, afin qu’il pût apprendre à lire. Il fit bientôt des progrès si rapides dans l’étude, qu’étant très jeune encore il reçut la tonsure et devint moine. Il vécut huit années monastiquement, et vïnt^avec deux autres frères, Eufronius et Rusticus, près de saint Avit qui demeurait dans la vaste solitude du Perche. Saint Avit étant mort, Lubin s’établit à Charbonnières dans la Beauce où il mena pendant trois ans la vie érémitique. L'évêque de Chartres, nommé Ethérius, ayant appris que Lubin faisait de nombreux miracles, l’ordonna diacre et le fit abbé du monastère de Brou. Il l’éleva ensuite à la prêtrise. Vers l’année 544, Ethérius rendit son âme à Dieu, et Lubin fut élu évêque par tout le clergé avec l’assentiment du roi Childebert. Il s’adonna entièrement à l’administration de son diocèse, qu’il gouverna saintement avec une patience admirable. Dieu continua à gratifier son ami et son fidèle serviteur des dons surnaturels les plus éclatants. On lui amena un jour un Hydropique qu’il guérit en faisant le signe de la croix sur la tumeur qui mettait sa vie en danger. C’est là l’origine de l'invocation contre l'hxjdropisie. Saint Lubin a encore assisté au cin-

quième concile d’Orléans et au deuxième de Paris, puis il fut appelé à Dieu l’an 557 et son corps fut inhumé en l’église de Saint-Martin-du-Val, au faubourg de Chartres. Pendant qu’on le portait, des hommes contenaient avec peine l’envahissement delà foule, l’un d’eux, avec son bâton de porteur, renversa à terre la croix suspendue avec les lampes pleines d’huiles ; mais bientôt sans l’aide de personne la croix se rattacha d’elle-même à la corde avec tout l’appareil des lampes; sans qu’elles eussentlaissé échapper une seule goutte d’huile. Est-ce à la protection exercée visiblement à l’égard de ce luminaire, qu’il faut attribuer l’origine du patronage des chandelier a qui fabriquaient des lumières suspendues également dans les sanctuaires? nous ne saurions le décider. Quant au patronage de ceux qui transportaient les vins à Rouen, on ne saurait l’attribuer qu’à l’initiative toute bienveillante de ces ouvriers pour un saint qui avait une certaine célébrité dans la contrée.

(. Bollandistes . — Petits Dollandistes. — Saints de Frajice.)

(1) Ceux qui transportaient les vins.

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