‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 270 sur 734 · SAINT HÉRIBERT, ARCHEVÊQUE DE COLOGNE · texte numérisé non relu

SAINT HÉRIBERT, ARCHEVÊQUE DE COLOGNE

X° ET XIe SIÈCLE. — 1021.

Invoqué pour la Pluie.

Héribert naquit à Worms, ville impériale de l’Allemagne, au Palatinat du Rhin. Il appartenait à une des premières familles du pays. Il étudia la théologie à Gorze, diocèse de Metz. Quelques années après, l’empereur Othon III le fit son chancelier; puis l’archevêché de Cologne étant venu à vaquer, malgré des contestations de plusieurs mois, qui formèrent une espèce de schisme dans cette église, tous les suffrages se réunirent sur le nom du chancelier Héribert qui recourut à mille moyens pour détourner ce fardeau de ses épaules. Il reçut, le Pallium des mains du pape Sylvestre II, puis vint à Cologne et prit possession de son siège l’an 999, la veille de Noël. Toute sa vie épiscopale fut employée à l’administration de son diocèse et à l’exercice de la charité envers les pauvres dont il lavait les pieds et auxquels il préparait même à manger de ses propres mains. Son zèle à cet égard éclata surtout pendant une grande famine qui affligea l’Allemagne et la Fiance. Il fit réparer les églises et en bâtit de nouvelles. Il bâtit en un îeu indiqué par la Sainte Vierge un grand monastère de l’autre côté du Rhin, vis-à-vis de Cologne, et il le dota richement. Il rebâtit la basilique

DIX-SEPT MARS, SAINT JOSEPH d’aRIMATHIE.

des douze apôtres et y ajouta un collège. Dans le temps d’une extrême sécheresse,, après une procession à l’église de Saint-Sévérin, dont la tradition s’est pieusement conservée jusqu’à nos jours , Héribert ayant incliné sa tête dans ses mains appuyées sur la table de l’autel, implora le lout-Puissant en pleurant abondamment, et il tomba une pluie torrentielle qui multiplia tous les biens de la terre. Telle est l’origine de l invocation adressée à saint Iièribert pour obtenir la pluie.

Le saint archevêque mourut dans une des tournées laborieuses qu’il faisait dans son diocèse, à Duitz, le 16 mars 1021. Son corps y fut enseveli, et Arnold, archevêque de Cologne, en fit la levée en 1 147, le .10 août ; il repose encore en ce lieu dans un beau sépulcre.

[Propre de Cologne. — Petits Bollandistes.)

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