SAINTE PHARAILDE, VIERGE, PATRONNE DE GAND
VIIe ET VIII" SIÈCLE. — 650-7 40.
Dans les maladies de langueur des enfants. — Pour la bonne confection du beurre, les oies et la santé du bétail.
Pharaïlde , vulgairement Fraude (en flamand : Veerle ou Varelde) était fille d’un noble Austrasien, Witger , et d’Amelberge, nièce de Pépin. On croit qu’elle eut pour frère, du côté maternel, saint Emebert , évêque de Cambrai , et pour sœurs, sainte Gudule et sainte Reinelde. Elevée par sainte Gertrude, sa parente, elle pratiqua de bonne heure la piété avec une grande ferveur. Malgré son ardent désir de se consacrer tout entière à Dieu, ses parents l’obligèrent à contracter une alliance avec le comte Guy, un seigneur de la contrée. Pharaïlde eut à souffrir toutes les violences et toutes les brutalités de l’homme auquel elle avait été livrée ; mais néanmoins, poursuivant avec patience sa généreuse résolution de vivre et de mourir vierge, elle vit arriver la mort de son mari sans avoir manqué un seul jour au vœu qui avait été la constante préoccupation de sa vie. Libre désormais, elle se consacra entièrement à toutes les œuvres
(1) Pierre des Noels. — Petits Bollandistes.