‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 287 sur 734 · VINGT MARS, SAINT WULFRAN · texte numérisé non relu

VINGT MARS, SAINT WULFRAN

proche. Pour s’y préparer, il voulut revenir à Pile de Farne. Un jour, plusieurs frères vinrent le visiter et, après leur avoir fait une exhortation, il leur dit : « Maintenant l’heure de vous retirer arrivera « bientôt ; mais, avant de partir, prenez cette oie qui est pendue au mur, « faites-la cuire et mangez-la » et il prit congé d’eux. Les frères, qui avaient apporté quelques autres provisions, négligèrent l’oie et après avoir mangé, voulurent monter sur leur barque ; mais il s’éleva immédiatement une tempête horrible qui leur ôta toute faculté de naviguer. Us restèrent ainsi sept jours dans l’île, la mer furieuse leur faisant obstacle, et cela sans songer à leur désobéissance. Us ne purent s’embarquer qu’après être revenus auprès de Cuthbert qui leur prescrivit de nouveau ce qu’il leur avait recommandé primitivement, et, après s’étre conformés à sa nouvelle injonction , leur navigation s’opéra sans encombre pour apprendre que l’obéissance doit dominer toute chose chez les religieux.

C’est à ce pouvoir sur la mer que Cuthbert manifesta dans plusieurs autres circonstances, qu’il faut attribuer l’origine du patronage des Navigateurs saxons.

Après être resté deux mois dans la solitude, Cuthbert rendit son âme à Dieu le 20 mars 687. Sa vie a été écrite par le vénérable Bède.

[Dollandistes. — Petits B ollandistes.

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