‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 286 sur 734 · APPELÉ LE THAUMATURGE DE L’ANGLETERRE SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

APPELÉ LE THAUMATURGE DE L’ANGLETERRE SEPTENTRIONALE

Patron des Bergers, des Navigateurs saxons. — Invoqué contre la Peste.

Cuthbert , encore très jeune, fut favorisé parla grâce de Dieu qui lui inspira de se retirer à la campagne et de garder des troupeaux. Comme il passait la plus grande partie du jour en prière, il se trouva un soir entouré d’une clarté céleste et il aperçut l’âme du B. Aidan, évêque de Durham, qui volait vers le ciel au milieu d’un chœur d’Anges. Le lendemain de cette apparition, il rendit son troupeau à son maître et alla se faire religieux dans le Monastère de Mailros près de Lindisfarne. Quelques années après sa profession, ayant été envoyé au Monastère de Rippon, fondé nouvellement par le roi Alcfrid, il fut chargé de recevoir les visiteurs et il eut l’honneur de voir paraître trois An -ms qui, en reconnaissance de son hospitalité, laissèrent sur la table trois pains miraculeux d’une blancheur et d’un goût incomparables. Ensuite étant de retour à Mailros, il fut atteint de la Peste qui infestait l’Angleterre et fut guéri, contre toute espérance, par les prières de sa Communauté. C’est là l’origine de V invocation contre la Peste conjointement a plusieurs autres guérisons de ce même fléau opérées dans son Diocèse après qu’il eût été nommé évêque.

Saint Boisil ayant été enlevé de ce monde, Cuthbert fut nommé Abbé de Mailros. Il fit alors éclater à tous les yeux la grâce des miracles qu il possédait éminemment, en éteignant des incendies, en guérissant les malades les plus désespérés, en apaisant des tempêtes et des orages sur la mer II fut appelé par saint Eate, évêque de Lindisfarne pour gouverner le Monastère de sa ville épiscopale où il demeura plusieurs années après lesquelles, avec la permission de son supérieur, il se retira dans l’ile de Farne et s'enferma dans une cellule afin de ne conférer qu avec Dieu dans une oraison perpétuelle. C’est dans cette île qu’il fut noui n miraculeusement par un aigle qui lui apporta un gros poisson Non seulement les animaux de l’air et de la mer, mais encore l’air t h mer même lui obéissaient. Un jour, il avait besoin dS,! bois de douze pieds pour servir de base à sa petite maison. Le lendemain

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