‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 33 sur 734 · CINQ JANVIER · texte numérisé non relu

CINQ JANVIER

SAINT GERLAC, PÉNITENT

Pour le bétail. — Dans les épizooties.

erlac, gentilhomme du Limbourg, maître de camp d’un régiment de cavalerie, passait à juste titre pour le plus débauché et le plus méchant de toute l’armée. Il était à Julliers, au milieu d’un tournois splendide, la lance à la main, prêt à joûter, on lui annonça la mort de sa femme. Ce fut un coup de foudre, ou mieux de la grâce divine qui le

sans s’inquiéter de la stupéfaction générale, il dépose ses armes, descend de cheval pour monter sur un âne, se rend ainsi à sa maison afin d’y régler ses affaires ; couvre d’un cilice sa chair nue, prend un corcelet de fer, et va, nu-pieds, à Rome, en visitant les lieux de piété, pour y recevoir l’absolution du pape Eugène III qui lui impose de servir sept ans les pauvres d’un hôpital.

Il obéit ; mais bientôt, se jugeant indigne de soigner les membres de Jésus-Christ, il demanda et obtint la garde des pourceaux et autres animaux ; c’est sans doute à cause de cela qu’on le prie spécialement pour le bétail.

Les sept ans écoulés, Gerlac par le conseil du pape se retira chez lui, employa ses biens en bonnes œuvres ; se fit une cellule dans le creux d’un vieux chêne, se contenta de pain d’orge mêlé de cendres, s’abreuvant à une fontaine qui a retenu son nom et dont les eaux depuis n’ont pas cessé de rendre la santé à beaucoup d’hommes et d’animaux. Voilà pourquoi notre saint est invoqué surtout dans les épizooties.

Gerlac, dans son ermitage, passait ses jours en prières et en œuvres de piété ; la nuit, il se levait et allait nu-pieds, en toute saison, assister aux matines à une lieue de là. Il mena Hans cette vie de rude pénitence, sans quitter son cilice ni son corselet de fer. Outre ces peines volontaires, il eut encore beaucoup à souffrir de l’envie des hommes et du démon. Enfin, après avoir reçu miraculeusement les derniers sacrements, il envoya avec calme son âme au Ciel, et Dieu fit connaître qu’il l’avait bien accueillie par de nombreux miracles opérés sur son tombeau, ou avec l’eau de sa fontaine (1).

frappa.

Aussitôt,

(i) P. Girï.

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