‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 391 sur 734 · SAINT GEORGES LE GRAND, MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT GEORGES LE GRAND, MARTYR

111e et iv* siècle. — 303.

Patron des Soldats, Guerriers, Chevaliers, Archers, Arbalétriers, Arquebusiers, Armuriers, Cavaliers, de la Cavalerie, des Sergents du Gué, des armées chrétiennes. — Invoqué dans les combats, contre les ennemis de la Religion, les Insultes et les chutes graves du corps.— Un des quatorze Saints auxiliateurs.

jjEs actes de saint Georges ont été tellement controversés que l’Eglise romaine n’a pas cru devoir insérer de légende dans son office. Il en existe une bien connue et fort ancienne. D’après le témoignage d’Eusèbe, Constantin le Grand l’avait fait peindre sur les murs de son palais ; mais le Pape Gélase, en 496, dans un célèbre Concile tenu à Rome, la déclara apocryphe. On la retrouva encore dans plusieurs églises, elle a été reproduite par les plus grands peintres , entr’autres par Raphaël qui, peut-être, voulut seulement lui attribuer un sens allégorique et symbolique de la victoire remportée par le saint sur le démon ; toujours est-il que je crois bon de la mettre sous les yeux de mes lecteurs, afin qu’ils puissent la reconnaître, à l’occasion.

Georges , qui avait embrassé la profession des armes, voyageait dans la Lvbie pour rejoindre sa légion, quand il arriva dans une ville appelée Sélène, qui était désolée par un affreux dragon, auquel l’on était obligé, pour l’empêcher d’entrer dans la ville, de donner chaque jour deux brebis à dévorer. Les brebis étant sur le point de manquer, on en remplaçait une par une jeune fille dont le nom était désigné par le sort. Ce jour-là, le sort avait désigné la fille du Roi, qui allait être dévorée, au moment où Georges arrivait. Le Saint, sans hésiter, se précipita sur le monstre de toute la vitesse de son cheval, et, après un combat acharné, le perça de sa lance, le cloua sur la terre ; puis, l’attachant fortement avec la ceinture de la jeune fille, il le fit mener en laisse par la princesse elle -même jusque dans la ville. Les habitants furent d’abord très effrayés ; mais Georges leur dit : « Si vous voulez croire au vrai Dieu, « par lequel j'ai vaincu le dragon , je vous en délivrerai à tout jamais. » Le roi et son peuple se convertirent, et saint Georges tua le dragon en lui coupant la tête. Dans la reproduction de cette légende, saint Georges dans tout l’éclat de la jeunesse, apparaît sous les traits d’un guerrier revêtu d’une armure étincelante, monté sur un magnifique cheval et combattant le dragon avec acharnement, tandis que la jeune fille, au fond du paysage, attend avec anxiété l’issue de la lutte.

Au moment où le Souverain Pontife déclarait apocryphe certains actes de saint Georges, « il en existait cependant d’autres de ce saint martyr, en Orient, dit Dom Guéranger (1). totalement différents de ceux qui avaient eu cours à Rome ; mais on ne les connaissait pas dans cette ville. » Nous allons en donner une analyse très succincte, d’après le manuscrit grec publié par les Bollandistes :

Au moment où Dioclétien avait rallumé contre les Chrétiens

une

(1) Anne» liturgique, 2e vol. de Pâques, p. 407.

276 VINGT-TROIS AVRIL, SAINT GEORGES

persécution plus terrible que la première, il y avait dans les troupes impériales un soldat du Christ, nommé Georges. Il était né en Cappadoce, de parents nobles et chrétiens, et bien qu’il n’eût que vingt ans, sa réputation de soldat intrépide lui avait fait obtenir le grade de tribun militaire et il pouvait aspirer aux plus grands honneurs ; rejetant bien loin toutes les ambitions de ce monde, il osa déclarer devant l’empereur qu’il était chrétien. Dioclétien, hors de lui, ordonna de le chasser de l’assemblée à coups de lances et de le conduire en prison ; mais la pointe de ces lances, sitôt qu’elles touchaient le corps de Georges, se repliaient comme du plomb. En prison, on chargea sa poitrine d’une énorme pierre ; ce qui ne l’empêcha pas de rendre grâce à Dieu jusqu’au lendemain, sans qu’il parut oppressé. Amené de nouveau devant Dioclétien, le tyran le fit étroitement attacher sur une roue suspendue en l’air; cette roue à chaque tour venait rouler sur des pointes fixées en grand nombre à une table placée au-dessous pour déchirer les membres du martyr ; mais celui-ci, rendant toujours grâce à Dieu, ne laissa pas échapper un seul soupir et finit par s’endormir d’un tranquille sommeil. On le crut mort ; cependant, au moment où on le délia, à la grande surprise de tous les spectateurs, il fut trouvé sans blessure et, se soulevant, il se mit à prier debout, au milieu de la foule. A cette vue, l’impératrice Alexandra et deux préteurs, Anatole et Protoléon, se convertirent au vrai Dieu. Dioclétien, de plus en plus furieux, fit jeter Georges dans une fosse de chaux vive, avec ordre de l’y garder trois jours ; le troisième jour, il en sortit de même sain et sauf, en rendant grâce à Dieu. Georges eut encore à subir bien d’autres épreuves, qu’il affronta avec le même succès. On lui mit aux pieds des chaussures de fer armées à l’intérieur de longues pointes et rougies au feu. Il fut battu à coups de nerfs de bœuf jusqu’à ce que les chairs tombassent en lambeaux avec son sang. Il avala un breuvage empoisonné, préparé par un habile magicien du nom d’Athanase. Comme ce breuvage n’avait produit aucun effet, Athanase persuada à l'Empereur de mettre Georges en demeure de ressusciter un mort, qui était enseveli depuis peu, dans un tombeau en face de lui. Aussitôt que le Saint eût terminé sa prière, le sépulcre s’ouvrit, le mort ressuscita et s’élança hors du tombeau, à la vue de tout le monde. Athanase alors vint lui-même se jeter aux pieds du martyr, confessant à haute voix que le Christ était le Dieu toutpuissant. Après avoir entendu cette profession de foi, le Tyran, dans le paroxysme de la fureur, ordonna de faire tomber sous la hache la tête d’Athanase et celle du mort ressuscité.

Le lendemain, dès le lever du soleil, Dioclétien était sur le tribunal qu’on lui avait fait préparer près du temple d’Apollon. A peine Georges fut-il entré qu’il se dirigea vers ce temple, comme s’il eut désiré adorer les dieux qu’il renfermait. On s’empressa de l’y suivre. Tous les yeux étaient fixés sur lui avec surprise. On se demandait ce qu’il voulait, en le voyant s'approcher de la statue ; mais il étendit la main et forma sur elle le signe de la croix : « Pourquoi veux-tu, lui dit-il, recevoir de moi « un sacrifice, comme si tu étais Dieu? » — « Non, je ne suis pas Dieu, « s’écria le démon qui habitait la statue, il n’y a pas d’autre Dieu que « celui que tu annonces. » Au même instant, les statues firent entendre un horrible frémissement, tombèrent à terre et se brisèrent. Aussitôt, le peuple furieux se précipitant sur le saint martyr, le jeta de nouveau

VINGT-TROIS AVRIL, SAINT GEORGES

dans les chaînes, en l’accablant de coups. Dioclétien, de guerre lasse, le ût décapiter.

C’est à son intrépidité dans les combats, à sa constance admirable pour défendre la foi chrétienne, au milieu de son martyre, qu il faut attribuer l’origine des divers patronages énoncés plus haut, exercés par saint Georges. Tous ceux qui portent des armes ont voulu l’avoir pour protecteur. Le Livre des Confréries , de Paris, donne à saint Georges le titre de « Patron de la compagnie de M. le chevalier et capitaine du Guet de la ville de Paris » ; sont venus après eux : ceux qui fabriquent les armes, tels que les arbalétriers, les arquebusiers et les armuriers. Les cavaliers et la cavalerie l’ont choisi spécialement à cause du beau cheval qu’il monte, quand il combat le dragon. Le Calendrier des confréries ajoute également les plumassiers ou vendeurs de panaches qui, certainement, se sont rangés sous son patronage, à cause du panache que l’on voit sur son casque.

D’après M. Jean Darche {Saint Georges, martyr, 1866, p. 209), l’an 1190, on vit saint Georges marcher devant l’armée des Chrétiens. — Frédéric Barberousse, empereur d’Allemagne, qui régnait dans le XIIIe siècle, vit souvent saint Georges combattre avec ses soldats. Une fois, quoiqu’il n’eut alors avec lui que 700 chevaux de cavalerie, il vainquit néanmoins, grâce au secours de saint Georges, les soldats du prince de Lycaonie, qui en avait 40,000. — Dans un combat qu’il livra aux Maures, en 1229, Jacques Ier, roi d’Aragon, vit saint Georges, le visage noir comme celui d’un Ethiopien, vêtu d’habits blancs et bien équipé, qui protégeait son armée. — Dans une autre circonstance, saint Georges apparaissait à ce même roi d’Aragon, qui défendait sa ville d’Osque. et combattit avec ses soldats contre les Sarrasins. — Saint Georges vint en aide à saint Etienne, roi de Hongrie, au XIe siècle, contre des païens qui s’étaient révoltés contre lui. — Il vint également au secours de saint Henri, empereur d’Allemagne, contre les Polonais et les Esclavons qui étaient encore infidèles. — Tels sont les faits éclatants qui justifient parfaitement le patronage des Armées chrétiennes, les invocations dans les combats et contre les ennemis de la religion. C’est pour les mêmes motifs que les Allemands ont placé saint Georges au nombre des quatorze Auxiliateurs.

Voici un Oremus que les Bollandistes font remonter au moins à l’époque de Charlemagne, et qui était usité toutes les fois qu’on armait un défenseur de l'Eglise ou un autre guerrier :

OREMÜS

Domine Deus qui conteris bella et adjutor et protector es omnium in te sperantium, respi ce propilius invocationem nostram et per mérita sanctorum marlyrum tuorum et militum Mauritii, Sebastiani, Georgii,presta huie viro victoriarn de hoslibus suis et salva eum tuo graluilo munere, qui dignatus es hominem redimere pretiosissimo tuo sanguine.

La prière suivante se trouve dan t Noble et généreux soldat de Jésus-Cl « à l’heure du danger, accourez à noti

PRIONS

Seigneur Dieu, qui arrêtez la guerre, protecteur et soutien de tous ceux qui espèrent en vous, écoutez favorablement notre prière, et par les mérites de vos saints martyrs et guerriers, Maurice, Sébastien, Georges, accordez à ce soldat la victoire sur ses ennemis, et, par une faveur toute gratuite, sauvez-le, vous qui avez daigné racheter l'homme par votre très précieux sang.

un petit livre populaire (1) :

ist, qui avez terrassé le Dragon véritable, aide ; invincible protecteur des Armées

(1) Vie et culte de saint Gilles, etc., T. 1.

par M. Jules de Kkrvai., p. 139. Paris, 187S.

VINGT-TROIS AVRIL, SAINT GEORGES

«• chrétiennes, comme aux Ages de foi, défendez la sainte Eglise contre ses ennemis ; « soutenez ses enfants au milieu des combats et conduisez-les à la conquête du « royaume des cieux. Ainsi soit-il. <*

M. Jean Darche cite également les châtiments sévères infligés à ceux qui insultent saint Georges , et entre autres à Amurat, empereur de Turquie, qui méditait de dévaster et de piller l’église du Saint. Saint Georges lui apparut la nuit, avec un visage sévère, et se mit à frapper rudement le téméraire Empereur, qui fut tellement effrayé qu’il renonça à son inique entreprise et offrit au Saint une magnifique lampe en argent. — Un Sarrasin, d’une naissance illustre, étant entré dans l’église dédiée au saint martyr, à Diospolis, décocha une flèche dans l’image du Saint ; mais, par un juste châtiment de Dieu, la flèche retourna vers la main qui l’avait lancée et 1a. blessa très grièvement. Gomme cette blessure lui causait des souffrances horribles, sa servante qui était chrétienne, lui conseilla de faire amende honorable à saint Georges et de lui offrir un présent comme réparation publique de l’outrage qu’il lui avait fait. Le Sarrasin obéit sans réplique, et, nonseulement il guérit de sa blessure, mais encore il obtint la grâce de sa conversion au catholicisme. M. Darche cite encore plusieurs traits du même genre, qui prouvent péremptoirement que saint Georges est un puissant protecteur contre les insultes.

Le môme auteur (p. 196) dit qu’il a à sa disposition une bien belle et touchante prière, au moyen de laquelle on obtient, dit-on, de saint Georges, la guérison des tranchées des chevaux; mais, craignant la superstition, il n’a pas voulu l'insérer dans son œuvre ; il pense, néanmoins, que saint Georges devrait être vénéré comme patron des cultivateurs, à cause de la signification de son nom (1), et aussi parce qu’il avait ressuscité le bœuf d’un pauvre laboureur.

Un cantique ( Goigs ) catalan, adressé à saint Georges , indique qu’il est invoqué dans le nord de l’Espagne contre la fièvre et pour obtenir la pluie. Il est très difficile d’en déterminer le motif.

Puix que son tant eminent l)e tota aquesta comarca, Vos suplicam. kumilment Mas socorregan en aygua, Y sian to nostro amparo, Guardannos de mal febros.

Puisque votre pouvoir est si grand Dans toute cette contrée,

Nous vous supplions humbleuieni De nous obtenir la pluie.

Et étant notre protecteur, Préservez-nous du mal fiévreux.

A Rome, dans l’église de Saint-Georges in velabro , on expose, le 23 avril, son crâne, sa lance et son étendard de soie rouge.

Saint Georges est particulièrement honoré dans l’église grecque, où il a reçu le nom de grand martyr. Constantinople possédait autrefois cinq ou six églises dédiées à saint Georges : la plus ancienne fut bâtie par Constantin le Grand (2). A Rome, une église, titre cardinalice, lui fut élevée dès les premiers siècles et subsiste encore sous le vocable de Saint Georges in velabro (au voile d’or). Son culte s’introduisit de bonne heure dans les Gaules : on en trouve les traces dans les divers écrits de Grégoire de Tours. Sainte Clotilde avait pour lui une dévotion spéciale, et lui dédia l’cglise de son abbaye de Chelles. La République de Gênes

(1) Eu giec, y il terre, et epyov ouvrage ; en latin, Georgius, qui travaille la terre.

(2) Physionomie des sainls, par Ernest Hei.lo, p. 184. Paris, 1875.

VINGT-TROIS AVRIL. SAINT GEORGES

se mit sous son patronage et celle de Venise l’honora, après saint Marc, comme son protecteur spécial. Mais ce fut surtout à l'époque des Croisades, que son culte prit un plus grand essor, lorsque nos chevaliers entendirent les peuples d’Orient raconter les merveilles de sa protection clans les combats. « Les historiens byzantins, d’après Dom Guéranger, en rapportent plus d’un trait remarquable et les Croisés, à leur tour, ne tardèrent pas à éprouver les effets de la confiance qu’ils avaient placée dans le secours de ce puissant conducteur des Armées chrétiennes (1). » On croit également que l’assistance qu’il apporta, dit-on, à Godefroy de Bouillon, le rendit de nouveau célèbre dans toute l'Europe comme saint guerrier (2).

Saint Georges est le patron de l’Angleterre, qui compte 162 églises sous son vocable (3). Dom Guéranger assure qu’on est en mesure de soutenir, d’après les monuments antérieurs à l’invasion de Guillaumele-Conquérant, que la vénération particulière envers saint Georges lui était déférée dès les IXe et Xe siècles, comme à un protecteur particulier. » Richard Ier, dans son expédition de Palestine, avait placé lui et son armée sous sa protection. En 1222, un Concile national, tenu à Oxford, ordonna que la fête du grand martyr serait célébrée comme de précepte dans toute l’Angleterre. En 1330, l’ordre de la Jarretière, placé sous son patronage par son fondateur Edouard III, compléta le triomphe de saint Georges comme patron de la Grande-Bretagne.

Le Gaidois du 25 avril 1883 rendait compte ainsi de la célébration de la saint Georges en Angleterre :

Dimanche, grand abattage de roses par toute l'Angleterre ; c’était la saint Georges, patron d’Albion, dont la rose est l’emblème, et aussi une fête du prince de Galles.

Il faut fournir de roses les drapeaux, le chapeau et la boutonnière des officiers et des soldats : les officiers la portent à la garde de l’épée, attachée à la dragonne. Tous ceux qui peuvent acheter — en cette saison prématurée — « l’œil du jardin, la Heur des fleurs, la reine de l’été », l’arborent avec amour. On en envoie aux ladies pour orner leur chevelure ; la reine l’attache à sa coiffe de veuve. Toutes les temmes de la cour s’en parent, même lorsqu’on porte un deuil de cour. Chez le prince de Galles, des guirlandes de roses courent sur la nappe et sur les murs du logis.

H y a longtemps que l’Angleterre a la passion des roses et c’est Marie Tudor qui institua la fête de la « rose nommée. »

Il nous reste encore à mentionner l’ordre militaire de saint Georges, que Frédéric III établit pour l’Allemagne en 1468, et plusieurs autres ordres du même saint, particulièrement celui de l'Ange d’or ou de saint Georges de Constantin, créé par cet Empereur en 312, après sa victoire sur Maxence : le saint à cheval tuant le dragon d’or, est suspendu à un Labarum d’azur, chargé d’une croix florencée de’ gueules portant à l’extrémité de ses bras les lettres : IIISV, in hoc signo rinces’ Le collier de 1 ordre est composé de plaques ovales d’azur,' portant le monogramme de Jésus-Christ.

U) Dom Guéravgkk, Année liturgique, 2» vol. de Pâques '2J Revue britannique, V" vol., 0° série, p. 316.

(3 Revue britannique id,, id., id.

280 VINGT-TROIS AVRIL, SAINT GEORGES

Nous en citerons également deux autres : 1° Ordre de saint Georges, défenseur de l’immaculée Conception de la Sainte Vierge, institué par Charles- Albert, électeur de Bavière, en 1729, et approuvé par le pape Benoît XIII. Les chevaliers de cet ordre portent une croix à huit pointes, chargée au centre d’uu saint Georges terrassant le démon. Cette croix anglée de quatre diamants taillés en losange.

2° Ordre militaire de saint Georges, institué par Catherine II, impératrice de Russie, en 1769. La marque distinctive est une croix d’or, à quatre branches, émaillée de bleu, portant au centre un écusson d’or chargé de l’image de saint Georges.

Dans le Manuale Benedictionum selectissimarum, etc., Kempten, p. 161, on trouve cette bénédiction contre les chutes graves du corps.

Benediclio imaginis numimalis vel monetœ effigie S. Georgii.

Adjutorium nostrum, etc.

OREMUS

Omnipotent sempileme Deus, largilor bonorum omnium, salus et vita nostra, te supplices exoramus et petimus, ut banc monelam, etc., oui imago S. Georgii, martyris lui imp resta est, benef dicere et sanctificare digneris,f ut qui eam devote geslaverint, vel domi asservaverint, per mérita et inter cessionem S. Georgii ab omni graviore corporis lapsu prœserventur, ejusque, uli et anima, sanitatem conlinuam consequantur. Per Dominum nostrum Jesum Chrislum Fihum tuum, verum animarum noslrarum corporumque medicum, qui tecum vivit, etc. Amen.

Bénédiction des images, médailles et monnaies à l'effigie de saint Georges.

Notre secours, etc.

PRIONS

Dieu tout puissant et éternel, donateur de tout bien, notre salut et notre vie) nous vous supplions humblement et nous vous demandons dédaigner bénirf et sanctifierfcette image, etc., à l'effigie de saint Georges, votre martyr, afin que tous ceux qui la porteront ou la conserveront chez eux dévotement soient préservés de toute chute grave pour le corps et conservent toujours la santé du corps, ainsi que celle de l’àme, par les mérites et l'intercession de saint Georges. Par notre Seigneur Jésus- Christ, vrai médecin de nos âmes et de nos corps, qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Page 1