‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 444 sur 734 · SAINT ANTONIN, ARCHEVEQUE UE FLORENCE · texte numérisé non relu

SAINT ANTONIN, ARCHEVEQUE UE FLORENCE

xv* siècle. — 1389-1459.

Invoqué contre la Fièvre. — Dans les grandes Calamités publiques.

Il naquit à Florence, de parents dans une condition médiocre, et entra à l’àge de quatorze ans dans l’ordre de saint Dominique. Après avoir fait de merveilleux progrès dans les sciences et dans l’étude de la piété, il devint un parfait modèle de toutes les vertus. Il vivait depuis quarante-quatre ans dans l’ordre de saint Dominique, quand l’Archevêché de Florence vint à vaquer, et le Pape Eugène IV l’obligea, sous peine d’excommunication, d’accepter ce siège important, que son humilité lui avait fait refuser. Dans l’exercice de cette éminente dignité, il continua la même vie austère et charitable, tout en administrant son diocèse avec la plus grande sagesse. Après treize ans d’épiscopat, il fut saisi par une fièvre lente qui l’emporta le 2 mai 1459. Les Bollandistes citent les vers suivants, qui caractérisent la vie de ce grand évêque, et ont rapport à une des invocations qui lui sont adressées :

Temporibus nostris, Asromvs, aller Aquinas Moribus, exemplo, scripto , Thomasus habetur. Infectos cleri mores correxit et urbis, Commissumque vigil pastor défendit ovile ; Ne lupus insidiis caperet, vel ne imprubus hostis Incustoditas pecudes laceraret et omni Arte gregem morboincolumemservavit abomni Antoni, venerande paler, quo carminé laudes Percurram? méritas tibi quas Florentia grates Exolvat ? tu siderei novus incola cœli Adsis, et patriæ toile impia semina belli Toile famem et pestem, et quidquid mortalis

[egestas

Sustinet ut vigeat mens recta in corpore sano.

De nos jours, Antoine, par ses vertus, ses exemples et ses écrits, nous semble un autre Thomas d’Aquin. Il corrigea les mœurs dépravées du clergé et du peuple, et, pasteur vigilant, il défendit avec zèle le troupeau confié à ses soins, écartant de lui les embûches du loup et empêchantle méchant ennemi d’égorger les brebis sans garde. Par tous les moyens il le conserva sain et sauf de toute maladie. Antoine, ô vénérable père, quels vers pourront célébrer dignement vos louanges. Quelles actions de grâces pourront acquitter la dette de Florence envers vous? O vous, nouvel habitant des cieux, assistez-nous et arrachez de notre patrie tous les germes sacrilèges de la guerre I éloignez la famine et la peste, et toutes les souffrances de notre pauvre humanité, afin que toujours une âme droite anime un corps sain.

DEUX MAI, SAINT GERMAIN d’ÉCOSSË.

Brocchi mentionne, dans ses Vite de Santi e Beati Fiorentini, qu’au milieu d 'une peste qui éclata à Florence, en 1638, la paroisse de Saint- Marc, où repose le corps de saint Antonin, avait été épargnée tout entière, excepté un seul habitant, qui n’avait pas voulu s’astreindre au jeûne et à l’aumône auxquels tous les autres s’étaient engagés, en formulant leur vœu. 11 ajoute que la cité, ayant éprouvé plus d’une fois la puissante protection du saint évêque, avait l’habitude de recourir à lui dans les grandes calamités , col tenere esposlo alla publica adorazione il suo sacro corpo, il quale dopo molti secoli si maintiene ancora prodigiosamente incorrotto , en exposant à la vénération publique son corps sacré, qui, depuis plusieurs siècles, se maintient encore dans un prodigieux état de conservation.

Quant à l’origine de l 'invocation contre la fièvre, il faut évidemment la chercher dans V affection dont nous avons parlé plus haut, et qui lui donna la mort, ainsi qu’à la guérison miraculeuse de plusieurs fiévreux, opérée par l’intercession du Saint, parmi les patriciens et les religieux de la ville de Florence, dont les Bollandistes ont soin d’enregistrer les noms.

(Les Bollandistes .)

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