SAINT GERMAIN D’ÉGOSSE, ÉVÊQUE ET MARTYR
Invoqué contre la Fièvre.
Il était le fils d’un prince écossais, qui fut converti avec sa famille par saint Germain d’Auxerre, envoyé dans la Grande-Bretagne par le Pape Célestin Ier, pour y combattre l’hérésie de Pélage. Ce grand évêque, non-seulement lui donna son nom, avec le sacrement du baptême, mais il lui communiqua encore tous les trésors de sa science et de ses vertus. Bientôt le nouveau Germain , après avoir renoncé à tous les honneurs auxquels lui donnait droit la distinction de sa naissance, et être entré dans la milice sacerdotale, reçut le don des miracles, en récompense des sacrifices qu’il avait faits avec l’abnégation la plus entière. Averti par un ange de quitter sa patrie pour passer en France, il traversa la mer sur un véhicule qui lui fut apporté miraculeusement. Au moment où il abordait sur le rivage, un énorme dragon à sept têtes, qui désolait la contrée, venait de tuer un enfant. Emu par la prière de tous les habitants, Germain rendit la vie à l’enfant, et, s’avançant vers le monstre, il lui jeta son élole au cou et le conduisit vers une profonde citerne, dans laquelle il le précipita. Ce jour-là, le préfet Maximien et plus de six cents païens se convertirent au vrai Dieu. Germain passa trois mois en Normandie, puis arriva dans la ville de Trêves, où Sévère, évêque de cette cité, qui le connaissait déjà, lui conféra l’épiscopat, en vertu des pouvoirs que le Saint-Siège lui avait délégués, sans lui assigner de siège spécial. De là, il se dirigea vers Rome, pour y vénérer le tombeau des Saints Apôtres. Au retour, il passa en Espagne, dont les GoLhs ariens persécutaient les catholiques ; puis, toujours évangélisant, il revint dans son pays, où les païens eux-mêmes lui prodiguèrent les témoi- T. 1. c>e)