SAINT GODARD OU GODTHARD (GODER ARDUS, GOTH ARDUS
ÉVÊQUE DE HILDESHEIM XI' siècle. — En 1038.
Invoqué contre les Calculs et la Gravelle.
Godard, né en Bavière, s’élait fait moine dans l’abbaye d’Altaich. Etant devenu successivement prieur et abbé, il fut élu, en 1020, pour succéder à saint Bernward, évêque de Hildesheim. Dans l’exercice de ses hautes fonctions, il s'attacha surtout à maintenir une discipline rigoureuse dans le clergé et parmi les fidèles. Gomme il avait excommunié plusieurs de ses diocésains, au moment qu’il se préparait à célébrer les Saints mystères, il les vit entrer dans l’église, malgré l’interdit lancé contre eux. Saint Godard se mit à prier pour savoir ce qu’il devait faire en cette circonstance, alors il ordonna aux morts enterrés là de se lever de leurs tombeaux et de donner l'exemple de l’obéissance aux transgresseurs de ses ordonnances : ceux-ci, soulevant aussitôt la pierre de leurs sépulcres, organisèrent une procession et sortirent de l’église à la stupéfaction générale-
Saint Godard bâtit des églises, fonda des monastères et des hôpitaux, tout en donnant l’exemple de toutes les vertus. 11 rendit son âme à Dieu le jour de l’Ascension, 1038, au moment où l’on chantait l’Antienne de l’ofïice : « Ascendo ad patrem meum et patrem vestrum » Je monte vers mon père, vers votre père. Dans l’histoire de la canonisation de saint Godard mentionnée dans les Bollandistes, on trouve une guérison miraculeuse opérée par son intercession qui a dû donner lieu à l'invocation contre la Gravelle et les Calculs.
Une femme de la Hesse, bien connue par les infirmités dont elle souffrait cruellement depuis un grand nombre d’années, n’attendait plus que la mort, lorsqu’elle eut l’idée d’implorer humblement l’intercession de saint Godard. Elle se prosterna à terre et recouvra la santé d’une façon merveilleuse. Il se manifesta une ouverture dans l’aine dont les chairs étaient cependant très saines auparavant, et il en sortit deux pierres telles qu’on n’en avait jamais vues dans un corps humain. Comme souvenir de cette insigne guérison, la bonne femme en déposa une dans l’église de saint Godard, quant à l’autre, elle la conserva dans sa maison, en signe de la bonté de Dieu et de la sainteté de l’évêque auquel il avait accordé ce miracle.
( Les Bollandistes. — Les Petits Bollandistes).