SAINTE AVOYE, VIERGE ET MARTYRE
Invoquée pour la conversion des pécheurs et pour les enfants qui tardent à marcher. — Patronne des Porteurs de blés.
On croit généralement qu’Auoye s’appelait d’abord Aurèe. Les uns pensent qu’elle naquit en Sicile ; les autres la font originaire del’Écosse, où son père occupait un petit royaume. Gomme il était païen, il persécutait les Chrétiens ; mais sa femme, Gérasine, excellente chrétienne, parvint à le convertir avant sa mort. Gérasine avait plusieurs enfants, qu’elle éleva tous dans l’amour de la vertu ; aussi Avoye, avant l’âge de quinze ans, s était déjà consacrée à Dieu, et refusait absolument de s’unir a un époux de la terre. Après la mort de son père, elle fut emmenée en Irlande par sa mère, pour assister aux noces de sa nièce, sainte Ursule. Celle-ci, pour éviter le mariage qu’on voulait lui faire contracter, se dirigea vers Rome avec les onze mille vierges, dont Avoye f.iisait partie. On sait qu’a Cologne elles furent massacrées par les Huns. 11 n y en eut que trois, dont le martyre fut différé. Avoye fut de ce nombie et tomba entre les mains d’un chef de ces barbares, qui mit tout eu œuvre pour lui faire renoncer a sa foi et à son vœu de virginité. Elle parvint enfin à s échapper, et aborda a Boulogne, où, après avoir vécu quelque temps dans la solitude, elle retomba de nouveau entre les mains des barbares, qui lui firent souffrir des tortures inouïes et lui obtinrent ainsi la palme du martyre. Nous avons dit plus haut qu’elle