SIX MAI, SAINTE AVOYE
Le patronage des écrivains, copistes et notaires se rattache à celui des imprimeurs. En effet, pour peu qu’on ait fréquenté une imprimerie, on a entendu souvent les compositeurs réclamer de la copie , et la copie n’est autre chose qu’un manuscrit ou un imprimé qu’il s’agit de retracer avec les caractères mobiles. Les écrivains et les copistes, de concert avec les auteurs, doivent fournir cette copie. Les notaires ne sont pas non plus sans avoir à transcrire une foule de choses et à délivrer un grand nombre de grosses ou copies d’actes. Les notaires, en outre, emploient beaucoup de papiers timbrés avec de l’encre grasse, et ils appliquent euxmêmes, toujours par le même procédé, des timbres particuliers sur toutes les pièces de leur étude.
Reste le patronage des sculpteurs qu’il paraît difficile d’expliquer. D’après tous les hagiographes, saint Jean fut précipité entièrement nu dans une cuve d’huile bouillante, et c’est ainsi qu’il est souvent représenté. Les sculpteurs , qui ont une affection spéciale pour le nu, parce qu’il leur fournit l’occasion de déployer leur science anatomique, se seront peut-être pris d’une belle passion pour le torse de ce beau vieillard et ils l’auront choisi pour patron. Nous donnons d’ailleurs cette explication comme une simple conjecture. Les autres invocations et patronages qui concernent saint Jean l’Évangéliste seront mentionnés et commentés le 27 décembre, jour de la fête de ce grand apôtre. Dans le calendrier de Sarragosse de 1876, saint Jean Porte Latine est désigné comme :
Patron de los impresores.
Patron des imprimeurs.