‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 48 sur 734 · HUIT JANVIER, SAINT LUCIEN · texte numérisé non relu

HUIT JANVIER, SAINT LUCIEN

son père l’introduisit à la cour de Charlemagne et de Louis-le-Débonnaire. Ayant suivi Charlemagne à Aix-la-Chapelle, ce fut dans cette ville qu’il fut averti par révélation d’embrasser l’état ecclésiastique. Le roi Louis qui le voyait quitter sa cour avec un véritable chagrin, lui donna une prébende dans la cathédrale de Metz. L’Evéquc de ce diocèse, Gondulphe, après avoir expérimenté toutes les vertus d ’Aldric, l’éleva à la dignité de diacre de l’église de Saint-Etienne. Drogon, fils du roi Charlemagne, ayant succédé à Gondulphe, prit Aldric en affection et le fit successivement chanoine, chantre et préchantre de cette même église de Metz. C’est à cette dernière dignité qu’il doit d’avoir été pris pour Patron de la musique et des musiciens. Après la mort de Françon, évêque du Mans, le roi voulut absolument qu’A Idric le remplaçât. Après sa consécration, le saint évêque rassembla dans un cloître les chanoines de sa cathédrale jusqu’alors dispersés dans la ville et fut pour son diocèse le promoteur ardent de tous les biens spirituels et temporels. Après l’avoir gouverné vingt-quatre ans et en avoir été expulsé pendant quelque temps par la méchanceté des enfants du bon roi Louis dont il soutint toujours le parti, il fut saisi d’une lièvre lente à laquelle il succomba. Il fut inhumé en l’église de saint Vincent.

( Histoire de la vie des saints par Jacques Tigeon. — Les Bollandistes.)

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