SAINT LUCIEN, APOTRE DE BEAUVAIS, MARTYR
FIN DU PREMIER ET COMMENCEMENT DU IIe SIÈCLE.
Contre la lèpre de lait.
ucien était issu d’une illustre famille de Rome. On croit qu’après avoir été converti à la suite d’une prédication de saint Pierre, il fut consacré évêque par le pape saint Clément et envoyé dans les Gaules à la fin du premieç siècle avec saint Denis , saint Saturnin , saint Rieul et plusieurs autres. Dans la répartition des pays qu’ils devaient évangéliser, le Beauvoisis échut à Lucien. Après avoir choisi Beauvais pour le centre et le siège de sa Mission, il gagna un grand nombre d’âmes à Jésus-Christ. Parmi ses disciples, deux jeunes gens récemment convertis, Maxien et Julien , lui furent d’un puissant secours dans son apostolat. Après la conversion des païens, les idoles étaient renversées. Le préfet Julien, pour arrêter le progrès du Christianisme, envoya des émissaires à Montenille (aujourd’hui paroisse de Fouquenies, (Oise), situé à environ une heure de marche de Beauvais, où Lucien , accompagné de ses disciples, évangélisait toute la contrée environnante. Sur leur refus de sacrifier aux idoles, Maxien et Julien furent appréhendés et mis à mort. Le préfet Julien avait compté sur l’effet que cette exécution produirait sur Lucien ; mais voyant qu’il restait inébranlable dans la foi, il lui fit trancher la tête après l’avoir fait battre de verges. Le saint se leva aussitôt, prit sa tête entre ses mains et marcha vers la ville de Beauvais. Ayant traversé la rivière du Thérain, à Miauroy, il s’arrêta à environ un quart d’heure de Beauvais, semblant ainsi indiquer le lieu de sa sépulture. Aujourd’hui encore à Montenille (diocèse de Beauvais), on fait un
huit janvier, saint séverin.
pèlerinage de neuf jours à la mi-carême pour les enfants atteints de la lèpre de lait.
(Les Bollandistes — L’abbé Deladreue. — Les saints de Beauvais , par l’abbé Sabatier).