SAINT BERNARDIN DE SIENNE, FRANCISCAIN
xve siècle. — 1380-1444.
Invoqué contre l’Enrouement de la voix, le Flux de sang, les Maladies des poumons et de la poitrine. — Patron des Tisseurs de laine.
Bernardin naquit à Massa de parents nobles et riches. Il était très jeune quand il les perdit et il fut élevé très pieusement par une de ses tantes qui lui insinua une dévotion tendre et respectueuse envers la très Sainte Vierge. Aussi il conserva toujours une pureté inaltérable. Il disait un jour à sa cousine Tobie, beaucoup plus âgée que lui, qu’il était amoureux d’une ravissante vierge qui lui avait tellement gagné le cœur que s’il eût manqué un seul jour à la voir, il en fut mort de déplaisir. Tobie, inquiète d’une passion aussi étrange pour une personne dont il taisait le nom, l’épia un jour et vit qu’il se dirigeait vers la porte Camolia sous laquelle il y avait une fort belle image de la Sainte Vierge. Bernardin se mettait à genoux devant elle et restait longtemps en oraison. Tobie fut rassurée. En 1400, une peste violente, qui infesta la ville de Sienne, fit éclater l’ardeur de sa charité.
Après avoir organisé le service de l’hôpital, il soigna pendant quatre mois les malades qui mouraient chaque jour au nombre de dix-huit ou vingt. Dieu le préserva du fléau. Sa tante morte, il prit l’habit des frères Mineurs qui gardaient la règle pure de saint François, et, après une année d’épreuve, il fit profession le jour de la Nativité de la Mère de Dieu. Ses supérieurs, ayant constaté chez lui des dispositions spéciales pour la prédication, lui enjoignirent de remplir désormais la charge de prédicateur de d’ordre. Mais, comme il avait une voix faible et enrouée , désagréable à son auditoire, il se mit en prière, et, par l’intercession de la très Sainte Vierge, un globe de feu purifia sa langue et consuma une tumeur qu’il avait à la gorge. C’est là, indubitablement, l’origine de l’invocation qui lui est adressée contre l'Enrouement et contre les Maladies des poumons et de la poitrine.
Depuis cette époque, pendant vingt ans, il prêcha tous les jours une ou plusieurs fois. En Toscane, en Lombardie, l’affluence était si grande autour de sa chaire qu’à l’heure où il parlait, les Boutiques étaient fermées, les audiences delà Justice et les leçons de l’Université étaient interrompues. Quand les églises étaient trop petites, il prêchait au milieu de la campagne ou sur les places publiques. Par sa parole, il parvint à assoupir la faction des Guelfes et des Gibelins qui, en Italie, mettait tout à feu et à sang.
Bernardin avait une grande dévotion pour le saint nom de Jésus, et c’est à lui que l’on doit son introduction dans l’Eglise. Il avait gravé le