‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 564 sur 734 · SAINT GRÉGOIRE VII, PAPE · texte numérisé non relu

SAINT GRÉGOIRE VII, PAPE

xi» siècle. — 1078-1085.

Invoqué pour la liberté de l’église.

e saint désigné sous le nom de Grégoire VII, s’appelait Hildebrand ; selon les auteurs, Hugues de Flavigny et Brunon, évêque de Segni, il était né à Rome dans la noble lamille Aldobrandini ; rien cependant n’appuie celte prétention, tandis que plusieurs artistes Toscans ont représenté Hildebrand dans son enfance, travaillant dans l’atelier d’un charpentier ; il est donc présumable qu’il était de Toscane et que son père exerçait cette profession.

Quoiqu’il en soit, il fut élevé par l’archevêque d’Amalfi et par un archiprêtre, qui devint plus tard Grégoire VI et qui l’emmena avec lui visiter le monastère de Gluny. Hildebrand fut très intéressé par ce voyage et s’attacha tellement à saint Hugues et à saint Odilon, qu’il resta près d’eux et tacha de les imiter. Effectivement, il se distingua tellement par sa piété, sa parole éloquente et ses jugements pleins de sagesse, que Henri III réclama comme une faveur de le faire prêcher à la cour. Hildebrand y connut l’évêque de Toul qui, ayant été désigné pape sous le nom de Léon IX, voulut absolument être accompagné par Hildebrand, il le nomma cardinal et supérieur du monastère Saint-Paul, pour le forcer à rester à Rome. Hildebrand déploya tant d’intelligence, de ferveur et d’habile direction dans les fonctions qu’il avait à remplir, que les papes Victor II et Etienne IX qui succédèrent à Léon IX, le chargèrent de combattre les crimes qui désolaient alors la partie saine du clergé.

Il s’agissait de détruire la Simonie, c’est ainsi que du nom d’un magicien Simon, qui avait offert aux apôtres d’acheter les dons du Saint- Esprit, on appelait l’ignoble trafic qui se faisait des emplois de l’église par des gens qui n’avaient aucun titre ni aucun droit pour les diriger. Ferdinand d’Aragon, entr’autres, venait de vendre à un juif le diocèse de Tarente, pour trente mille ducats. Ainsi de suite, malgré les efforts, les répressions des papes, cette vénalité honteuse, s’était étendue et avait souillé le sacerdoce.

Hildebrand, en dépit de nombreux ennemis et de beaucoup d’obstacles, atteignit un résultat précis et honorable, pour lui, à tous les points de vue. Le clergé, ainsi que la population romaine, l’acclamèrent pape

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