‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 569 sur 734 · MARTYRS DANS LE DONZ1A1S · texte numérisé non relu

MARTYRS DANS LE DONZ1A1S

Invoqués pour les Enfants malades, contre les fléaux et les intempéries

des saisons.

Pour obéir à ce précepte de Notre Seigneur : Quand on vous persécutera dans une ville , fuyez dans une autre, des chrétiens, Prix, Got et leurs compagnons, tous de Besançon, avaient fui leurs pays et étaient venus se réfugier dans le Donziais. Les persécuteurs les poursuivirent jusque dans les bois : ils décapitèrent saint Prix et firent un horrible carnage des autres. Les corps des martyrs furent jetés dans une citerne, en un lieu nommé Goucy et qui depuis pris le nom de Coucy-les-Saints.

Quant à saint Cot, il put s’échapper en emportant la tête de saint Prix; mais les païens l’atteignirent bientôt et il fut martyrisé en 274, près delà voie Vestrensis , non loin de la ville d’Auxerre. C’est là que son corps fut enterré par de pieux chrétiens, avec la tête de Prix. C’est autour de cette sépulture que de nombreux miracles ont attiré les populations voisines et que la petite ville de Saint-Prix, par corruption Saint-Brix, a été formée. On croit généralement que Saint-Germaind’Auxerre (418-448) découvrit, restaura la sépulture des deux saints, et même que l'inscription fixée par des crampons de fer, à l'une des colonnes de la nef du XIIIe siècle, date de son épiscopat, au moins la forme des caractères semble l’indiquer. Yoici cette inscription :

Hicrequiescit sanctusCottus qui, cum capite I Ici repose saint Got, qui a reçu le marlyr sancti Prisci martyris, suscepit martyrium. I en portant la tète de saint Prisque, martyr.

Maintenant nous laisserons la parole au Magasin pittoresque (2) qui ne saurait être taxé de superstition à propos du culte des saints : « Chaque année, le 26 mai, leur fête est chômée soigneusement par les habitants de Saint-Brix, mais la vraie fête, celle des processions, des pèlerinages, est fixée de toute ancienneté au lundi de la Pentecôte. On rencontre ce jour-là, le long des chemins qui mènent à Saint-Brix, de nombreuses troupes de villageois qui vont célébrer la fête des Martyrs ; quelques-uns d’entre eux ont fait quatre ou cinq lieues et même davantage pour passer sous les chasses des saints. Les mères y portent leurs enfants malades , incurables, abandonnés des médecins, comme à un dernier espoir : Il n’est pas rare de rencontrer ce jour-là, des charrettes remplies de femmes et d'enfants , et de voir des ânes portant dans leurs

(1) Prisque, ou Prex, ou Presc, ou Prise, ou Bry.

(2) Année 1850, p. 219 ; année 1854, p. 191.

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