SAINT PHILIPPE DE NÉRI, FONDATEUR DE L’ORATOIRE
xvi* siècle. — 1516-1595.
Invoqué contre les tremblements de terre, les maladies des articulations
et pour les femmes stériles.
Philippe de Nèri naquit à Florence, de parents honnêtes et pieux, et, dès son enfance, il donna des marques visibles de sa future sainteté. Arrivé à l’adolescence, il abandonna une riche succession, qui lui venait d’un oncle paternel, et se rendit à Rome, où en étudiant la philosophie et la théologie il se consacra entièrement à Jésus-Christ. Son abstinence était telle que souvent il passait jusqu’à trois jours sans manger. Adonné à la veille et à la prière, il visitait fréquemment les sept églises de Rome et il avait coutume de passer la nuit au cimetière de Saint- Callixte, dans la contemplation des choses célestes. Ayant reçu par obéissance le sacerdoce, il s’appliqua tout entier au service des âmes et continua jusqu’au dernier jour de sa vie à entendre les confessions. Il donna à Jésus-Christ un nombre d’enfants presqu’innombrable ; et afin de les soutenir par la nourriture quotidienne de la parole de Dieu, la fréquentation des sacrements, l’assiduité à l’oraison et par d’autres exercices de piété, il institua la Congrégation de l’Oratoire.
L’amour de Dieu, dont il portait la blessure, le jetait dans une continuelle langueur, et l’ardeur qui l’embrasait était si grande, que, son cœur se trouvant trop resserré dans les bornes naturelles, le seigneur lui élargit miraculeusement la poitrine par la rupture et l'élévation de deux côtes.