VINGT-ET-UN JUIN
SAINT ENGELMOND (ENGELMONDUS) (*), PRÊTRE
In voqué contre les Douleurs de dents.
ngelmond, d’origine anglaise, était né de parents pieux qui l’initièrent de bonne heure à la doctrine chrétienne en lui donnant l’exemple de toutes les vertus. Il était encore dans la fleur de la jeunesse, quand il quitta la maison paternelle pour entrer dans l’ordre de Saint-Benoît. Poussé
par le souffle de Dieu, il vint à l’époque de saint Wille-
brard, aux confins de la Hollande, et il y prêcha la divine parole à des populations féroces et indomptées. Doué d’une éloquence angélique et travaillant sans relâche à la moisson des âmes, il en ramena un certain nombre dans le bercail de l’Eglise. Ensuite ayant été saisi par une fièvre violente, il rendit son âme à Dieu dans le bourg de Yelsen, où il fut enterré et où il était encore honoré au commencement du XVIIIe siècle. Là, il avait fait sortir de terre une source qui a le privilège de guérir beaucoup de maladies. Dans le second nocturne de son office, on trouve ce passage relatif à cette source : Et maxime dentium dolores curât, (et principalement elle guérit les Douleurs de dents.) Les Natales sanctorum Belgii de Molanus s’expriment ainsi sur l’invocation qui lui est adressée : claruit patrocinio contra Dentium dolorem (il brilla par son patronage contre le mal des dents); et enfin la Batavia sacra , qui représente Engelmond en costume d’abbé, crosse dans la main droite et livre dans la gauche, avec la source jaillissant à ses pieds, le caractérise ainsi : Celebris ejus memoria in Velsen ubi est patrocinio contra Dentium dolorem. Sa mémoire est célèbre à Velsen, où il vient en aide contre le* Douleurs de dents.)
(Molanus. — Bollandistes. — Batavia sacra).
(i) Aussi Engelmund, Anglmont.