‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 702 sur 734 · DE LA SOCIÉTÉ DE JÉSUS · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ DE JÉSUS

xvi' siècle. — 1568-1590.

Patron des Etudiants et'de la Jeunesse des Collèges. — Invoqué pour le choix d’un état, contre la Peste et les Maux d’yeux.

Louis eut pour père Fernand de Gonzague, marquis de Gastiglione, prince du Saint Empire, et pour mère Tana Santena, d’une noble famille du Piémont. Quand il naquit, ses parents étaient attachés à la cour d’Espagne. Sa mère mit toute son application à l’élever dans la crainte de Dieu et à lui inspirer les sentiments de la piété chrétienne. Dès qu’il put parler, on lui apprit à prononcer les saints noms de Jésus etde Marie, à faire le signe de la croix et à réciter plusieurs prières de dévotion. Aussitôt qu’il put marcher, il commença à se retirer seul dans des coins isolés pour y prier Dieu avec plus de recueillement. A sept ans, il disait chaque jour à genoux les sept psaumes de la Pénitence, les Heures delà sainte Vierge et diverses autres prières. A huit ans, son père le mena à la cour de Toscane, avec sonjeune frère, pour leur faire donner une éducation à la hauteur de leur rang ; mais Louis , malgré les moqueries de ses camarades, n’en continua pas moins ses pratiques religieuses. A dix ans, il commença à mener une vie plus retirée et à se confesser plus souvent ; il avait choisi pour confesseur le père recteur de la Compagnie de Jésus et il lui fit sa confession générale avec une grande abondance de larmes, comme s’il eut été un grand criminel. Bien loin de se corrompre à l’air contagieux de la cour, il se mit sous la protection de la sqinte Vierge et fit vœu de garder sa virginité inviolablemcnt. Il vint ensuite à la cour de Montferrat, dont son père avait été nommé gouverneur. Ce fut là qu’il prit la résolution de céder à son cadet ce qui lui appartenait par droit d’aînesse. A la suite des austérités sans nombre qu’il s’imposait chaque jour, il tomba gravement malade. Son père le fit revenir dans son château de Castiglione pour qu’il respirât un air plus salutaire. Les dimanches et les jours de fêtes, malgré son état de langueur, après avoir assisté au catéchisme, il réunissait quelques enfants et leur expliquait l’instruction qu’il avait entendue. Cette sollicitude pour l’éducation religieuse de la jeunesse a été probablement une des considérations qui l’ont fait choisir pour le patron des Etudiants. Papebrock (Acta sanctorum, lor vol,) donne une oraison qui a trait à ce patronage :

Deus, qui B. Aloysium, angelicæ puritatis gratia tibi acceptum, religiosœ juvenluti in exemplum dedisti ; da ut mores ejus imitantes in terris, angelorum conserlio fruamur una mm. ipso in cœlis.

Ora pro religiosa juventute.

Dieu, qui avez donné pour modèle à la jeunesse chrétienne le Bienheureux Louis, qui vous a été rendu agréable par sa pureté angélique, faites qu’en imitant ses mœurs sur la terre, nous jouissions avec lui dans le ciel de la compagnie des anges.

Priez pour la jeunesse chrétienne.

Il fut ensuite appelé à Casai près de son père. Après de fréquentes conférences avec les capucins et avec les Barnabites , il prit la résolution de joindre au vœu de virginité celui d’obéissance et de pauvreté. En

(1) Alo'isius, Aloîs, Attise, Alovis, P. G.

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