VINGT-DEUX JUIN, SAINTE CONSORCE
« pèlerinage est à Attigny. Les malades qui se rendent Pjus particu- « fièrement à ce pèlerinage sont ceux que tourmente le mal appelé Mal
« de saint Meen ou feu de saint Antoine. »
D’après les renseignements fournis par M. Etienne de Vazelhes, dans l’église de Grézieu (arrondissement et canton de Montbrison), il existe une fontaine dédiée à saint Méen. La commune de Grézieu prit saint Mèen pour patron à la place de saint Roch, au XVI8 siècle, a la suite de la guérison miraculeuse d’un grand nombre d’habitants atteints de la Gale et de la Teigne.
Saint Méen, dans une miniature d’un missel du XV° siècle appartenant à M. du Gleuziou, est représenté en costume d’abbé, crosse et mitré, une fontaine près de lui et aspergeant d'eau bénite avec un goupillon un Dragon qui est à ses pieds. D’après Albert-le-Grand, saint Méen quand il était venu à Angers, avait délivré d’un horrible dragon la propriété d'une bonne dame du pays qui, par reconnaissance, l avait donnée à notre saint pour y bâtir le monastère près d’Angers, dont il a été question plus haut.
(Vies des Saints de la Bretagne Armorique. — Le Propre de Vannes reproduit par les Petits Bollandistes ) .