‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 711 sur 734 · SAINTE EDILTRUDE, VIERGE, REINE & MARTYRE · texte numérisé non relu

SAINTE EDILTRUDE, VIERGE, REINE & MARTYRE

Vil* SIÈCLE. — EN 679.

Invôquée contre les Maladies des yeux.

Elle eut pour père Annas, roi des Anglais orientaux, qui la maiia a Tonbercht, prince des Firviens méridionaux. Les deux époux vécurent dans une continence parfaite, et trois ans après, avec le consentement de son mari, elle se retira dans l’ile d'Ely où elle continua une vie véritablement angélique. Tonbercht étant mort, la Sainte fut si vivement sollicitée par Egfrid, roi de Northumberland, qu'elle fut contrainte de rentrer une seconde fois dans le mariage ; mais, bien qu elle fût encore jeune et d’une rare beauté, par une grâce extraordinaire qui évidemment lui venait du ciel, elle convainquit son mari de vivre avec elle comme frère et soeur.

Après avoir, pendant douze années, embaumé toute la cour par le parfum de ses vertus, elle obtint enlin du roi la permission d entrer dans un cloître, elle vint se mettre sous la discipline de sainte Elbe, la tante de son mari et reçut le voile des mains de saint Wilfride, archevêque d’York. On lui donna bientôt la conduite du monastère d’Ely, elle devint ainsi l'abbesse et la mère d’un grand nombre de vierges quelle enseignait par ses paroles et par ses exemples. Elle eut ensuite la révélation qu’elle serait frappée de la Peste avec plusieurs de ses filles et elle rendit son âme à Dieu, le vingt-trois juin 679.

Le Calendarium Beneclictinum de Ranbeck (II0 volume, page 859) s’exprime ainsi sur l’invocation qui lui est adressée contre les Maladies d'yeux (il s’agit du contact de ses vêtements) :

Imprimi* opthalmiticis , vel quibus aliis oculorum lippitudo, aut suffusio, aut glaucoma ineral, instar medicabilis collgri i fucre : nam veteri virginis tumbœ accumbere, oculis pulverem inspergere, aut eodem exfricare, certa caligantibus medicina fuit.

Ils furent comme un collyre médicinal surtout pour les opthalmies et pour ceux qui étaient atteints de la chassie, de la cataracte ou de glaucome ; car c’était un véritable remède pour ceux qui avaient la vue faible de se coucher sur la tombe ancienne de la vierge, de se frotter les yeux ou de les asperger avec cette poussière.

Seize ans après sa mort, son corps avait été exhumé et trouvé dans un état de parfaite conservation.

Les Bollandistes . — Calendarium Benedictinum. — Année bénédictine de la Mère de Blémur.

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