SAINT SULPICE LE DÉBONNAIRE, ARCHEVEQUE DE BOURGES
vne siècle. — 644 ou 646.
Invoqué contre la Goutte, les Maux de Reins et pour les Enfants
tardant à marcher.
Il était né à Vatan, bourg du Berry, et issu de parents nobles qui l’envoyèrent de bonne heure à la cour du roi Thierry II, afin qu’il fût élevé avec les autres jeunes hommes de qualité ; il y brilla bientôt par tant de vertus chrétiennes qu’il avait le pouvoir par ses prières de chasser les démons et de guérir les malades. L’évêque de Bourges, saint Austrégisile , entendant parler de la sainteté de Sulpice , avec le consentement du roi Thierry, lui conféra la prêtrise et l’attacha à l’église de Bourges où il fit éclater de nouveaux miracles ; mais le roi Clotaire II qui régnait seul en France depuis l’an 613, le redemanda à Austrégisile pour en faire VAbbè de la chapelle du roi. Pendant que Sulpice exerçait ces fonctions en faisant fleurir l’humilité, l’abstinence, la charité , l'oubli des injures, vertus jusque-là étrangères à la cour, le roi tomba si dangereusement malade, qu’on désespérait de sa vie. A la prière de la reine, Sulpice se mit en prières et passa cinq jours sans manger, sans dormir et sans interrompre son oraison. Comme on lui faisait observer qu'il se tuait inutilement, il déclara sans hésiter que le roi mangerait le septième jour et qu’il mangerait avec lui. Ce qui s’accomplit à l’admiration universelle.
Saint Austrégisile étant mort, les fidèles de Bourges vinrent demander au roi de nommer Sulpice à sa place et il fut élu archevêque. Un des premiers soins de Sulpice fut d’extirper le Judaïsme de sa ville épisco-