DIX-HUIT JANVIER, SAINT AMMON
pale. Dans sa nouvelle charge, Dieu augmenta le pouvoir qu’il avait de faire des miracles. Ils sont si nombreux qu’il est impossible de les énumérer ici. Le roi Dagobert, à la sollicitation d’un de ses courtisans avant mis un impôt trop lourd sur le peuple de Bourges, Sulpice fit tant par ses prières que le roi révoqua son édit, et comme ce courtisan persistait toujours dans ses mauvais projets contre l’intention du roi, Dieu le punit d’une mort soudaine.
Sulpice extrêmement vieux, mourut le dix-sept janvier 644. Son corps fut porté dans l’église qu’il avait fait bâtir hors de la ville. Cette eglise n’existe plus aujourd’hui et les reliques qu’elle possédait ont ete brulees en 93. L’Eglise paroissiale de saint Sulpice à Paris, a aussi perdu dans la révolution l’os du bras qui y était vénéré et il ne lui reste plus que quelques parcelles d’ossements.
Saint Sulpice est invoqué dans plusieurs localités du diocèse de Beauvais pour les Enfants malingres et rachitiques qui ont de la peine à marcher. Il est également invoqué contre les maux de reins dans le diocèse d’Amiens dans lequel un bon nombre de pèlerinages existent en son honneur.
Sur une gravure de Landry, fin du XVII0 siècle, saint Sulpice est représenté en costume d’évêque, en avant d’une niche aux parois de laquelle sont suspendues des béquilles ; à droite, à genoux aux pieds du saint, un prêtre en surplis lui présente un cœur ; à gauche, un seigneur de la cour également à genoux tient une béquille de la main gauche et semble implorer le Saint. Puis, au bas de la gravure, on lit cette prière :