‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vie (volume 2)Chapitre 93 sur 734 · SAINT VINCENT, DIACRE ET MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT VINCENT, DIACRE ET MARTYR

COMMENCEMENT DD IV* SIÈCLE. — 304

Patron des Vignerons, Vinaigriers, Cafetiers, Inspecteurs de vins, Marchands de vin, Tuiliers, Briquetiers, Couvreurs, Pannetiers, Marins, Ecoliers. — Invoqué pour retrouver les objets volés, contre les Maux d’entrailles et les maladies de langueur.

PKSIJH incent eut pour père Eutycius, fils du très noble consul Agressus. Dès son enfance, on l’appliqua à l’étude des lA vflfiïj *ett,res et Providence divine, qui voulait s’en faire un 1 vase ^'élection, permit qu’il obtint les plus brillants succès, sous la direction du bienheureux Valère, évêque de Sarall6w*HSsl gosse. Bientôt, en récompense de sa sainteté, il reçut les sublimes fonctions du Diaconat (c’est probablement en mémoire de cette première période de sa vie, que les Ecoliers l'ont pris pour patron ).

Vincent était encore très jeune, quand Dacien, envoyé par l’empereur Dioclétien, fit arrêter le diacre et son évêque, puis donna l’ordre de les conduire à Valence et de les jeter dans une affreuse prison en les privant de toutes les choses nécessaires à la vie. Là, ils reçurent du Ciel tous les secours spirituels et temporels et furent si bien réconfortés que Dacien, plusieurs jours après, entra dans une grande colère, quand il les vit en bon état et avec un visage frais. (Il est possible que l’alimentation fournie miraculeusement à nos saints dans cette circonstance, ait donné lieu aux Pannetiers de le prendre pour patron ; si toutefois la double fonction qui incombait au Diacre, dès l’origine du christianisme, de distribuer le pain aux pauvres et aussi de présenter au célébrant celui destiné au saint sacrifice de la Messe, n’a pas plutôt déterminé le patronage des Pannetiers , grands officiers de la couronne dont la charge consistait à faire distribuer le pain de la maison du Roi).

Dacien condamna le bienheureux Valère à l’exil, et il ordonna aux bourreaux de livrer le corps de Vincent à toute espèce de tortures. Il fut étendu sur un chevalet, battu de verges, déchiré avec des peignes de fer. Voyant l’inutilité de ses tortures sur une âme aussi fortement trempée, Dacien frappait lui-même les bourreaux, leur reprochant de ne pas déployer assez de fureur dans l’accomplissement de ses ordres. Vincent dont les entrailles avaient été mises à découvert, fut, par un raffinement de barbarie, exposé au supplice du feu sur un gril de fer. (Ici s'explique naturellement l'invocation contre les maux d’entrailles).

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